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« Il renifle les traces invisibles » : un chien robot déployé pour traquer la radioactivité dans une ancienne centrale en Espagne

Agnès Pradel Par Agnès Pradel
4 min de lecture
« Il renifle les traces invisibles » : un chien robot déployé pour traquer la radioactivité dans une ancienne centrale en Espagne
Illustration de la centrale nucléaire de Santa María de Garoña avec le robot quadrupède Spot en action. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • Le robot quadrupède Spot, conçu par Boston Dynamics, est adapté pour détecter la radioactivité à la centrale de Santa María de Garoña.
  • Équipé d’un bras robotique et d’outils de spectrométrie, il permet une analyse en temps réel des matériaux radioactifs.
  • Cette technologie réduit l’exposition humaine aux radiations, optimisant la sécurité et l’efficacité du démantèlement.
  • L’Europe vise à réduire de moitié l’intervention humaine dans les zones nucléaires dangereuses d’ici 2030 grâce à ces avancées robotiques.

L’adoption des technologies robotiques dans le démantèlement des centrales nucléaires marque une avancée significative dans la gestion des sites nucléaires désaffectés. L’Espagne, à travers son projet de décommissionnement de la centrale nucléaire de Santa María de Garoña, met en lumière l’importance de ces innovations. Le recours à un robot quadrupède sophistiqué, conçu par Boston Dynamics, illustre parfaitement cette tendance. Adapté pour les environnements radioactifs, ce robot est prêt à transformer les opérations de nettoyage nucléaire en offrant des solutions plus sûres et efficaces. Quelles implications cela a-t-il pour l’avenir du démantèlement nucléaire et la sécurité des travailleurs ?

Un robot pour soutenir le démantèlement

Le robot Spot, développé par Boston Dynamics, est équipé d’un bras robotique de haute précision et d’outils de spectrométrie. Ces équipements permettent une analyse en temps réel des matériaux radioactifs et des structures de l’ancienne centrale. Le système est conçu pour fonctionner de manière autonome, caractérisant les matériaux, les murs et les sols, tout en réduisant l’exposition humaine aux radiations. En collaboration avec le groupe GDES et la société Alisys, Spot représente une avancée majeure dans l’intégration de la robotique dans les opérations de démantèlement nucléaire.

Cette initiative comprend la conception, le développement et la mise en service de solutions autonomes, ainsi que la formation du personnel d’Enresa, l’agence espagnole chargée des déchets radioactifs. Enresa, qui a pris possession de la centrale en 2023, supervise un processus de décommissionnement en deux phases prévu pour durer dix ans. Grâce à cette technologie, l’agence espère optimiser l’identification des zones non contaminées et améliorer l’efficacité du processus.

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Nettoyage nucléaire à distance

L’utilisation de robots dans le nettoyage nucléaire gagne du terrain, offrant une méthode plus sûre et plus efficace pour gérer les tâches dangereuses en milieu radioactif. Ces robots, avec leur agilité et leur autonomie, sont capables de porter des outils personnalisés qui s’avèrent vitaux dans des zones trop dangereuses pour les travailleurs humains. Par exemple, en mai 2025, un robot Spot a été déployé au site nucléaire de Dounreay, en Écosse, pour réactiver une grue dormante, facilitant ainsi la manipulation sécurisée des matériaux nucléaires dans une zone potentiellement dangereuse.

Ce projet, dirigé par le Robotics and Artificial Intelligence Collaboration (RAICo), a souligné l’efficacité des robots dans des tâches à distance, démontrant leur capacité à effectuer des inspections et des interventions sans présence humaine sur place. Cette avancée technologique est essentielle alors que l’Europe vise à réduire de moitié l’intervention humaine dans les zones nucléaires dangereuses d’ici 2030.

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Le rôle crucial des robots dans le démantèlement

La centrale de Santa María de Garoña, un réacteur à eau bouillante de 446 MWe, a été fermée définitivement en décembre 2012. Le processus de démantèlement, en cours depuis lors, bénéficie désormais de l’introduction de ce robot avancé. Ce dernier permet une caractérisation autonome des matériaux, ce qui représente un pas important vers des approches plus sûres et automatisées du démantèlement nucléaire.

Les robots comme Spot sont équipés pour analyser la composition des murs, des sols et d’autres matériaux structurels tout au long du processus de décommissionnement. Cette technologie non seulement optimise la mesure et la caractérisation des déchets radioactifs destinés au site d’élimination d’El Cabril, mais renforce également l’engagement en faveur de la prévention des risques professionnels.

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Une technologie prometteuse pour l’avenir

L’investissement dans des technologies avancées comme ces robots quadrupèdes marque une étape cruciale dans l’amélioration de la sécurité et de l’efficacité des processus de démantèlement nucléaire. Le projet en cours à Santa María de Garoña pourrait servir de modèle pour d’autres sites à travers le monde, démontrant comment la robotique peut transformer et sécuriser les opérations de nettoyage nucléaire.

En fin de compte, ces innovations technologiques pourraient bien redéfinir notre approche du démantèlement nucléaire, offrant un avenir où les risques pour les travailleurs sont minimisés et où les processus sont optimisés pour une efficacité maximale. Quelle sera la prochaine étape dans l’évolution de ces technologies pour le secteur nucléaire ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Agnès Pradel

Écologie, société et futurs possibles

Agnès Pradel

Agnès Pradel a été technicienne dans un bureau d'études en environnement, chargée des inventaires de faune et de flore. Elle écrit pour VivreDemain.fr sur la biodiversité, le climat et la pollution : espèces menacées, qualité de l'air et de l'eau, rapports scientifiques et politiques publiques. Elle participe chaque printemps au comptage des oiseaux de son village.