Trier les jouets avec les enfants, une façon concrète de réduire les déchets

Poupées, jeux de construction, peluches : avant Noël, la Grande Collecte Solidaire des Jouets aide à trier les placards et à choisir le bon parcours pour chaque objet.

Bastien Rouquette Par Bastien Rouquette
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Trier les jouets avec les enfants, une façon concrète de réduire les déchets
Un carton rempli de jouets, éléments de maison de poupée et peluches, prêts à être triés. Un abat-jour s’y trouve aussi.

En bref

  • La Grande Collecte Solidaire des Jouets a lieu en novembre, portée par Ecomaison et ses partenaires.
  • Les jouets en bon état sont redistribués ou vendus à prix solidaire, les autres peuvent être remis en état.
  • Les jouets trop abîmés, dangereux ou électroniques demandent une filière adaptée.

Lorsqu’un enfant se désintéresse d’un jouet, ce dernier ne finit pas nécessairement à la poubelle. Un petit véhicule éraflé, une poupée oubliée au fond d’un coffre ou une boîte de construction délaissée depuis longtemps conservent fréquemment leur utilité : celui qui les possède n’en a tout bonnement plus l’usage. Leur offrir une seconde vie permet d’épargner, du moins en partie, la production et l’acquisition d’un article neuf.

Une collecte portée par Ecomaison

Chaque mois de novembre, la Grande Collecte Solidaire des Jouets encourage les particuliers à vider leurs placards et à rapporter les jeux dont ils ne se servent plus. D’après cdurable.info, Ecomaison pilote l’opération avec ses partenaires. L’objectif est d’installer l’habitude du don et de diriger les jouets vers des organisations en mesure de leur offrir un nouvel usage.

Donner, réemployer et réparer contribuent à réduire les déchets, à ménager les ressources naturelles et à soutenir l’emploi local. Réemployer revient à faire circuler des objets déjà fabriqués au lieu de les racheter à chaque fois. Cette démarche s’ajoute à d’autres habitudes : acheter en seconde main, réparer, emprunter, échanger ou offrir.

Ce que deviennent les jouets donnés

Une fois récoltés, les jouets peuvent être remis à des associations, cédés à tarif solidaire ou restaurés avant de resservir. Ceux qui sont en bon état sont redistribués à des familles ou vendus à prix solidaire. Quand il manque des éléments ou que le jouet est un peu abîmé, des associations spécialisées peuvent parfois le nettoyer, le réparer ou le compléter.

Cette remise en état exige du temps, du savoir-faire et une bonne organisation : chaque jouet doit être examiné, ses surfaces lavées, ses pièces manquantes repérées et sa sécurité vérifiée.

En amont comme en aval de la collecte, des équipes s’occupent de la récupération, du tri, du nettoyage, de la réparation et de la redistribution. Les associations, les ressourceries, les recycleries et les entreprises de l’économie sociale et solidaire tiennent une place centrale dans ce circuit. Certaines proposent à des personnes éloignées de l’emploi une expérience professionnelle et un parcours d’insertion. Un geste modeste à l’échelle d’un foyer peut ainsi déboucher sur des activités utiles au territoire.

Réemployer, réparer ou recycler selon l’état du jouet

  • Jouet en bon état : le réemploi est à privilégier, car il évite de produire un nouvel objet.
  • Jouet incomplet ou légèrement abîmé : il ne faut pas l’écarter trop vite, certaines structures savent le réparer ou le compléter.
  • Jouet trop détérioré ou présentant un risque : le recyclage peut permettre de récupérer certaines matières, selon la composition de l’objet et les filières disponibles.
  • Jouet électrique ou électronique : il nécessite une prise en charge adaptée.

Un jouet qui ne peut plus être réparé ne doit être ni laissé dans la nature, ni placé dans une collecte qui ne lui convient pas.

Du tri en famille au dépôt

  1. Réunir les jouets délaissés, idéalement avec les enfants, offre l’occasion d’aborder le thème du partage, ce que valent les objets et la façon de produire moins de déchets.
  2. Séparer les jouets encore en bon état de ceux qui demandent une remise en état.
  3. Chercher une structure de collecte adaptée, en vérifiant ses conditions : les catégories de jouets acceptées varient selon les points de dépôt.
  4. Orienter les jouets irréparables vers une filière appropriée plutôt que vers une collecte qui ne les prend pas.

Le service public « Que faire de mes objets et déchets ? » guide les particuliers vers les solutions de tri, de réparation et de réemploi qui correspondent à leur situation. L’habitude de donner peut aussi se poursuivre tout au long de l’année, avec le concours des associations, des ressourceries et des dispositifs locaux de réemploi.

Photo : cottonbro studio / Pexels

Bastien Rouquette

Écologie, société et futurs possibles

Bastien Rouquette

Bastien Rouquette est ingénieur en génie énergétique et a travaillé dans un bureau d'études spécialisé dans les bâtiments basse consommation. Il écrit pour Vivre Demain sur les énergies renouvelables, les transports, les économies d'énergie et l'architecture durable. Il se rend au travail en train et à vélo pliant.