Biodiversité

Et si nos téléphones portables tuaient les insectes ?

Agnès Pradel Par Agnès Pradel
2 min de lecture
Et si nos téléphones portables tuaient les insectes ?
Canva

Les populations d’insectes sont actuellement en train de décliner. Les scientifiques essaient de comprendre pourquoi. Et il se pourrait que le rayonnement des téléphones portables accentue le déclin de la population d’abeilles, de guêpes et insectde mouches en Europe. Et si ces experts avaient mis le doigt sur quelque chose ?

Un déclin trop important

Le rayonnement des smartphones pourrait accentuer la diminution des insectes en Europe. Ce sont des scientifiques allemands qui sont à l’origine de cette observation. Il semblerait que les rayonnements électromagnétiques sont tellement nombreux qu’ils ont des conséquences graves sur le monde des insectes.

L’étude a été publiée ce jeudi. Les scientifiques ont récupéré les données de 190 observations et ont croisé tous les résultats. Il semblerait que les ondes électromagnétiques soient à l’origine d’un stress important chez les insectes. Cette étude survient au moment du déploiement de la 5G en Europe, qui suscite de nombreuses interrogations chez les écologistes. Les effets seraient en effet catastrophiques pour les abeilles et les mouches.

Des effets indésirables

Le rayonnement des téléphones portables et des réseaux sans fil est à l’origine d’une altération du sens de l’orientation chez les insectes. Leur rythme de vie est perturbé, et le système immunitaire de certains insectes sont déséquilibrés. Certains insectes sont donc totalement perdus dans leur cycle biologique, ce qui finit par les tuer.

L’un des scientifiques est sorti du silence pour expliquer : « Le sujet est inconfortable pour beaucoup d’entre nous car il interfère avec nos habitudes quotidiennes et il y a de puissants intérêts économiques derrière la technologie des communications mobiles » Cet axe de réflexion est inédit mais loin d’être dénué d’intérêt. C’est une observation qui mérite qu’on s’y intéresse, afin de déterminer les conséquences des avancées technologiques de l’être humain. Décidément, la nature souffre de nos actes… Il serait sans doute temps d’en prendre conscience.

Agnès Pradel

Écologie, société et futurs possibles

Agnès Pradel

Agnès Pradel a été technicienne dans un bureau d'études en environnement, chargée des inventaires de faune et de flore. Elle écrit pour Vivre Demain sur la biodiversité, le climat et la pollution : espèces menacées, qualité de l'air et de l'eau, rapports scientifiques et politiques publiques. Elle participe chaque printemps au comptage des oiseaux de son village.