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Une baleine amputée de la queue sur le point de mourir près des côtés méditerranéennes

Agnès Pradel Par Agnès Pradel
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Une baleine amputée de la queue sur le point de mourir près des côtés méditerranéennes
Twitter - AlexisRosenfeld

En ce moment près des côtes méditerranéennes, un rorqual commun plus connu sous le nom de baleine s’approche. L’animal a été aperçu à plusieurs reprise dans le sanctuaire marin Pelagos, un espace maritime protégé situé entre l’Italie, Monaco et la France. Malheureusement, la baleine est blessée car elle a été amputée de sa queue. Elle est sur le point de mourir et l’association WWF tire la sonnette d’alarme.

De tristes images

Le rorqual commun est le plus grand mammifère marin après la baleine bleue. Celui-ci a été prénommé Fluker et est bien connu de l’humanité car il est blessé depuis très longtemps. En effet, sa nageoire caudale était à moitié amputée, et malheureusement, elle a été amputée complètement. Ce qui l’empêche de se nourrir correctement. Son état est très inquiétant.

Il faut savoir que la baleine utilise sa queue pour se propulser. Elle permet également de filtrer l’eau. Il semble que ce soit une collision avec un navire ou un enchevêtrement dans un filet qui soit à l’origine de sa blessure et de cette amputation. La baleine est extrêmement maigre car elle ne peut plus plonger et se nourrir.

Une mort certaine

La baleine Fluker a été aperçue il y a quelques semaines, et elle semblait amaigri. En outre, elle avait de très nombreux parasites. Elle parvenait encore à se déplacer, et à plonger. Elle avait donc réussi à s’adapter à son handicap. Mais les choses se compliquent. Son état de santé se dégrade de jour en jour, et il semble qu’elle soit en train de mourir.

Selon l’association WWF, le plus choquant est le fait que ce soit l’activité humaine qui soit à l’origine de ses blessures. La zone est très fréquentée par les navires de pêche. Il semble que chaque année, ce soit une vingtaine de rorquals communs qui soient tués à cause de collisions avec des bateaux. Il faudrait mettre en place des systèmes anticollisions. De nombreuses associations les réclament. Seront-elles un jour entendues ?

Agnès Pradel

Écologie, société et futurs possibles

Agnès Pradel

Agnès Pradel a été technicienne dans un bureau d'études en environnement, chargée des inventaires de faune et de flore. Elle écrit pour VivreDemain.fr sur la biodiversité, le climat et la pollution : espèces menacées, qualité de l'air et de l'eau, rapports scientifiques et politiques publiques. Elle participe chaque printemps au comptage des oiseaux de son village.