Transport

Au Japon, des ingénieurs mettent au point le premier bus amphibie autonome du monde

Jessica Roux Par Jessica Roux
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Au Japon, des ingénieurs mettent au point le premier bus amphibie autonome du monde
Le bus amphibie de Naganohara - Crédits photo : Twitter

Les solutions de locomotion innovantes, il y en a des dizaines qui sont mises au point chaque jour. Cependant, elles ne concernent que la route bitumée, ou dans une moindre mesure les airs. En général la mer et les fleuves/océans sont délaissés.

Ce qui est un peu normal tant le développement d’équipements navigants et peu polluants est coûteux et complexe. Premier du genre, au Japon le premier bus amphibie et autonome vient de voir le jour.

Une petite ville, un grand projet

Située au Nord-Est de Tokyo la capitale du Japon, la petite ville de Naganohara est devenue l’épicentre d’une petite révolution qui a frappé le monde des transports.

En effet, un véhicule y est devenu l’attraction touristique numéro 1. Alors que ce dernier permet de rouler sur route et de naviguer sur des cours d’eau.

Le bus amphibie de Naganohara – Crédits photo : Saitama Institute of Technology

Il s’agit en effet du premier bus amphibie du monde. Et celui-ci se targue même de la prouesse d’être également le premier bus autonome à évoluer sur route et sur eau.

Une prouesse qui a été rendue possible grâce à l’équipe composée de l’Association des véhicules autonomes du Japon, de Institut de technologie de Saitama et de ITbook Holdings et ABIT Corporation.

Des défis nombreux pour rendre autonome un bus amphibie

Être amphibie n’est pas une prouesse en soi. Ce qui est incroyable, c’est qu’un bus amphibie puisse être autonome.

Et cela a été rendu possible grâce notamment à quelques améliorations toutes bêtes. Car pour être autonome, une voiture a besoin de capteurs LiDAR. Ceux-ci évaluent grâce au laser, les distances tout en scannant et analysant son environnement pour évaluer la distance le séparant des objets et sujets environnants.

Or sous l’eau un capteur LiDAR est inutile. Du coup les chercheurs ont dû se servir de capteurs sonar. Ceux-ci sont à même de détecter les obstacles et tracer des trajectoires. Grâce à l’aide d’outils informatiques très puissants.

Jessica Roux

Écologie, société et futurs possibles

Jessica Roux

Jessica Roux a été chargée d'études dans un observatoire régional de la santé avant de se consacrer à l'écriture. Elle suit pour Vivre Demain la société, la santé, l'alimentation, le développement durable et le recyclage, en s'appuyant sur les études publiées et les données publiques. Elle composte ses déchets depuis quinze ans dans un petit jardin de Tours.