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Les crocodiles du Nil seraient sensibles à la musique classique

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Crédit photo : Robert Zunikoff - Unsplash

Pour percer un mystère, des scientifiques ont eu pour idée de faire écouter de la musique classique aux crocodiles du Nil.

Certaines zones du cerveau réagissent à la musique

Les chercheurs ont déjà percé la plupart des secrets que renferme le cerveau des crocodiliens. En revanche, sa manière de fonctionner soulève encore de nombreuses interrogations. Une équipe internationale de chercheurs a fait passer une IRM à des crocodiles du Nil pour comprendre les réactions de leur cerveau lorsqu’ils entendent de la musique classique.

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Crédit photo : Nick Karvounis – Unsplash

C’est une grande première dans l’étude de ces animaux, et il a fallu s’adapter pour mener ces recherches. Les crocodiles sont à sang froid. Ils ont donc été légèrement sédatés pour demeurer immobiles. Leur corps a été maintenu à la température de 23 °C. Enfin, les chercheurs les ont exposés à des stimuli auditifs comme des sons simples. Sans surprise, ces derniers sont parvenus à activer des zones dans le cerveau des crocodiles.

Des similitudes avec les cerveaux des oiseaux

Les chercheurs ont en revanche eu la surprise de découvrir des images inattendues lorsque des sons plus complexes ont été diffusés aux crocodiles. Il s’agissait des œuvres de Jean-Sebastien Bach. Ces dernières ont stimulé différentes autres zones du cerveau. Ces zones s’activent de la même façon et dans les mêmes conditions chez les mammifères et chez les oiseaux.

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Crédit photo : Balakrishna Muntha – Unsplash

Aujourd’hui, l’ensemble des reptiles et des oiseaux vivants sont nommés sauropsidés. Les crocodiles ont relativement peu évolué. Ils seraient donc les reptiles les plus proches des oiseaux et représenteraient un lien entre ces derniers et les dinosaures. De ce fait, les résultats ainsi obtenus permettent de supposer qu’il existe des similitudes fonctionnelles et structurelles au niveau du traitement sensoriel de ces animaux. Ces caractéristiques pourraient s’être formées à un stade précoce et avoir été conservées au fil des millénaires. Il est aussi possible qu’elles trouvent une origine commune chez tous les vertébrés.