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Alaska : le taux de mortalité des espèces animales augmente

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Macareux. Crédit photo : Skeeze - Pixabay

Les déchets plastiques et le réchauffement climatique seraient à l’origine du déclin des populations animales d’une réserve naturelle d’Alaska.

Les espèces animales en fort déclin au nord de l’Alaska

Le lac de Clam Lagoon, situé en Alaska, est une grande étendue d’eau que l’on retrouve sur la péninsule de l’île Adak. Il formait un véritable paradis pour les espèces sauvages. Or, le réchauffement de la mer de Béring conduit d’importants changements dans la chaîne alimentaire. Les espèces animales qui vivent dans cette réserve ne parviennent plus à se nourrir correctement. Les spécialistes sonnent donc l’alerte : les animaux meurent littéralement de faim.

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Lac de Clam Lagoon – Crédit photo : Wikimedia Commons

Autrefois, les cris des macareux, des guillemots, des stariques et de quelques autres espèces d’oiseaux marins retentissaient au-dessus du lac. Aujourd’hui, il n’en reste que deux cents, ou trois cents selon les experts. Une étude menée en 2017 par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique révèle que les populations d’oiseaux, de baleines et d’otaries s’effondrent dans toute la région.

Réchauffement climatique et présence de plastique

L’écosystème de la mer de Béring est frappé par de multiples extinctions depuis 2014. Trente-six espèces d’oiseaux de l’État ont été placés sur liste rouge. Elle signale une population qui décline en raison d’une chute antérieure. Cet écosystème repose sur la fonte des glaces au printemps. Or, le dégel survient de plus en plus tôt chaque année, ce qui transforme la chaîne alimentaire de toute la région.

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Guillemots – Crédit photo : Wikimedia Commons

Par ailleurs, les vagues de chaleur marine entraînent aussi de profonds bouleversements en Alaska. Ainsi, des populations entières d’oiseaux disparaissent par endroits. Et ces phénomènes d’extinction se sont aussi poursuivis durant l’année 2018. Des centaines d’oiseaux ont été aperçus en état de décomposition sur les plages de la mer de Béring. En mai dernier, ils présentaient des signes de famine. Le plastique est une des causes de cette catastrophe : il pénètre le système des oiseaux et les empêche de se nourrir. Entre le réchauffement et la pollution qui s’accélèrent, les espèces animales ne parviennent plus à survivre.