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En Bolivie, les jaguars sont braconnés pour leurs canines

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Crédit photo : Gwen Weustink - Unsplash

En Bolivie, les braconniers chinois ont trouvé une nouvelle cible : les jaguars. Ce sont leurs canines qu’ils convoitent et qui sont utilisées dans la fabrication d’aphrodisiaques.

Les jaguars visés pour leurs canines

En Asie, le marché des parties d’animaux aux vertus prétendument aphrodisiaques est très dynamique. C’est en Chine que l’on trouve le plus de produits issus d’animaux protégés. Aujourd’hui, l’animal le plus chassé pour ses vertus aphrodisiaques reste la baleine. Mais elle est loin d’être la seule. En effet, le jaguar fait aussi les frais de cette exploitation, et plus particulièrement en Bolivie.

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Crédit photo : Rohit Tandon – Unsplash

Les jaguars sont traqués et tués pour leurs crocs, des produits très recherchés en Chine. L’espèce est pourtant protégée par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Si sa chasse n’est pas régulée, les jaguars seront mis en péril très rapidement. Un crâne de jaguar peut être vendu 8 000 euros selon Sciences et Avenir, alors qu’une seule canine peut rapporter 5 000 euros à son vendeur.

Des aphrodisiaques ou des bijoux

Récemment, les autorités boliviennes ont intercepté 400 dents de jaguars destinées à l’export vers la Chine. Un chiffre qui reste très mince par rapport à toutes celles qui ont déjà été vendues. Selon le site Tribune de Genève, les trafiquants de canines de jaguars font l’objet de procédures légales en Bolivie. Parmi les quinze individus arrêtés, onze sont de nationalité chinoise.

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Crédit photo : Philip Marsh – Unsplash

Les premiers signalements de traque de jaguars pour leurs crocs remontent à l’année 2014. L’accroissement de la présence de Chinois en Bolivie n’a fait qu’accroître ce phénomène. En 2011, 2 624 ressortissants chinois vivaient sur le territoire bolivien. En 2016, ils étaient 12 861. Le gouvernement a commandé plusieurs chantiers publics, donc certains ont été attribués à des groupes chinois. Cela explique l’afflux de travailleurs dans le pays.

Enfin, le sexe (des mâles) et la peau des jaguars sont aussi vendus aux trafiquants. L’ambassade de Bolivie a appelé les citoyens chinois (et boliviens) du pays à respecter les règles et les lois en matière de trafic illégal d’animaux sauvages.

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