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Le second plus grand lac bolivien s’est totalement asséché

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Désert bolivien - Crédit photo : Eduardo Gutierrez - Unsplash

On ne finit plus de constater les dommages et impacts du réchauffement climatique aux quatre coins du monde. Cette fois-ci, c’est en Bolivie qu’il démontre encore sa puissance. Le second plus grand lac du pays a complètement disparu.

Le lac Poopó a disparu

Le lac Poopó s’étendait sur une surface de 2 337 kilomètres carrés. Il constituait le second plus grand de Bolivie, juste derrière le Titicaca. Mais aujourd’hui, cette grande étendue d’eau n’est plus : le lac a totalement disparu. Depuis le début des années 2000, le Poopó s’est progressivement asséché.

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Lac Poopó avant/après – Crédit photo : NASA

C’est en 2015 que ces dernières flaques se sont évaporées. Un pêcheur du nom de Valerio Calle Rojas explique : « En 1995-1996, il y a déjà eu une sécheresse, l’eau a séché, mais elle est revenue rapidement. Maintenant, l’eau devrait déjà être revenue parce qu’il devrait pleuvoir. Mais il ne pleut pas… » Il y a donc deux ans maintenant, que les autorités du pays ont déclaré le lac Poopó comme étant une « zone désastrée ».

La communauté Urus a été forcée de se déplacer

Depuis la nuit des temps, les étendues et cours d’eau font vivre les populations. Et nécessairement, le lac Poopó était le lieu de vie d’une communauté, les Urus. Pour ces pêcheurs, la disparition du lac est une véritable catastrophe. Norma Mollo, une membre du Centre d’écologie et des peuples andins déclare : « il n’y a plus d’eau, plus de poissons, et cela a beaucoup affecté les communautés locales. Ils n’ont plus de moyens de survivre. »

La disparition du lac Poopó présenté par Brut :

L’irrigation et l’activité minière ont participé au déroulement de cette crise écologique. Néanmoins, le principal intervenant reste bien le réchauffement climatique selon plusieurs scientifiques. Milton Perez, qui travaille à l’université technique d’Oruro explique que l’amplification d’El Niño causé par les effets des changements climatiques le rend aussi trop récurrent. Il revient donc tous les trois ans : « On a une année El Niño, une année La Niña et dans le meilleur des cas, une année normale. Et un an, ce n’est pas suffisant pour rétablir le lac. Donc, ça va être de pire en pire… »

Source :

Francetvinfo