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Dans les Pyrénées, la réintroduction de deux ourses fait débat

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Crédit photo : Adam Willoughby Knox - Unsplash

Les membres de la fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne ne pensent pas possible une cohabitation entre le grand prédateur et les éleveurs. Ils sont donc contre la réinsertion des ourses.

Une forte mobilisation de la part des éleveurs contre l’arrivée des deux ourses

Comme c’est déjà le cas pour le loup, la réintroduction d’ours pose problème aux éleveurs. Nicolas Hulot souhaite réintroduire deux espèces femelles d’ours dans les Pyrénées. Pour Olivier Maurin, le président de la fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne, cette annonce ne restera pas sans réponse. Les opposants à ce programme préparent d’ores et déjà une mobilisation.

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Crédit photo : Jeremy Vessey — Unsplash

Il y a douze ans, l’État avant été condamné par le tribunal administratif de Toulouse pour ne pas avoir rempli sa mission de protection de l’ursidé dans les montagnes des Pyrénées. Il aurait donc pour devoir de préserver l’espèce. Pour les éleveurs, l’ours représente un réel danger, à l’instar du loup.

Des éleveurs qui se disent « sous pression »

Olivier Maurin explique que les éleveurs ont l’intention de se mobiliser. Ils se disent « sous pression » depuis les années 1990. Selon lui, la cohabitation entre ces prédateurs et le pastoralisme est complètement impossible. Il estime que l’ours est un danger semblable à celui du loup, ce qui explique la colère des éleveurs suite à l’annonce faite par le gouvernement. Pour illustrer ses propos, il cite l’exemple du département de l’Ariège très « impacté » par la présence des ours. Il y a beaucoup d’attaques contre les élevages et il pense que ces informations sont minimisées.

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Crédit photo : Mathias Goetzke — Unsplash

Pourtant, les ours restent peu présents sur le territoire français. Ils sont peu nombreux et les attaques recensées également. L’État français a le devoir de protéger l’ours et de maintenir une population minimale dans nos montagnes sous peine d’être à nouveau condamné. Durant le siècle dernier, l’ours pyrénéen a disparu en raison de la prédation de l’homme et de la consanguinité.

Source :

Francetvinfo