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Tanzanie : des lions et des vautours protégés intentionnellement empoisonnés

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Lions
Crédit photo : Augustin Gzn - Unsplash

L’actualité est malheureusement chargée de drames impliquant des animaux. Après les singes tués injustement à Rio et les orangs-outans massacrés sur l’île de Bornéo, c’est la Tanzanie qui est aujourd’hui concernée.

Six lions et soixante-quatorze vautours retrouvés morts

Au cœur de la Tanzanie, dans le parc national du Ruaha, ce sont six lions et pas moins de soixante-quatorze vautours qui ont été retrouvés morts. Les vautours concernés sont des représentants d’une espèce en danger d’extinction. Les responsables du programme de conservation des grands carnivores dénoncent le ciblage des lions par empoisonnement volontaire.

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Crédit photo : Casey Allen – Unsplash

Une carcasse de bovin aurait donc été le vecteur d’un poison destiné aux carnivores et les vautours seraient des victimes collatérales. En effet, des paysans d’un village voisin auraient empoisonné la carcasse de l’animal. L’objectif était d’éradiquer la population de lions qui menace leurs activités. Leurs troupeaux ont été victimes de récurrentes attaques de lions. Ils auraient donc simplement voulu enrayer le « problème » avec leurs propres moyens, qui incluent l’empoisonnement.

Des intérêts en conflit dans ces régions

Dans cette région comme dans beaucoup d’autres, les intérêts des communautés locales entrent souvent en conflit avec ceux des réserves de faunes. Ces populations sont généralement pauvres et tournées vers l’agriculture et l’élevage. Le parc national de Ruaha fait tout son possible pour impliquer ces communautés dans la préservation de la faune sauvage. Le but est d’établir un certain équilibre, pour que la vie de ces communautés ne se fasse pas au détriment des animaux et inversement.

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Lions – Crédit photo : Jeff Lemond – Unsplash

Malgré les efforts des responsables du parc, le chemin à parcourir est encore long. Les citoyens ne parviennent pas à s’impliquer suffisamment et à cohabiter avec les prédateurs. Ils en sont donc venus à utiliser une méthode radicale et fort regrettable pour mettre un terme aux « problèmes » causés par les lions du parc. C’est donc sur sa page Facebook que le groupe de protection des grands carnivores a diffusé la triste nouvelle.

Source :

Demotivateur