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Découverte de métaux lourds dans les herbicides à base de glyphosate

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Des métaux lourds et des résidus de pétrole dans les herbicides, plus toxiques que le glyphosate. Crédit photo : Flickr

Une étude de l’université de Caen Normandie paru dans la revue Toxicology Reports montre la présence de métaux lourds parmi lesquels l’arsenic et des traces de pétrole dans des herbicides fait à base de glyphosate. Ces derniers pourraient s’avérer plus toxiques que le glyphosate sur les plantes et les cellules humaines.

Une longue liste de métaux néfaste pour la santé

La liste des métaux lourds présents dans les herbicides à base de glyphosate est loin d’être exhaustive. Les chercheurs de l’université de Caen Normandie, les professeurs Gilles-Eric Séralini, Nicolas Defarge et Joël Spiroux ont trouvé de l’arsenic, du cobalt, du plomb, du chrome du nickel… 14 formules d’herbicides dont la base est le glyphosate auraient ainsi des conséquences néfastes sur les cellules humaines et les plantes.

Les chercheurs préconisent une interdiction des insecticides faits à base de glyphosate. Crédit photo : hpgruesen, Pixabay

Ces produits sont normalement interdits à cause de leur toxicité. Les chercheurs estiment aussi que les polyoxyéthylène amine-POEA restent toxiques pour les plantes mêmes sans glyphosate. Le produit ne devient toxique qu’à partir du moment où les doses agricoles sont dépassées. Les cellules humaines sont plus perturbées par les résidus de pétrole que par le glyphosate. Cette étude montre que les conséquences de l’utilisation du glyphosate ne devraient pas être le seul objet d’étude des recherches.

Le glyphosate moins toxique que ces composants lourds

« Ces résultats montrent que les déclarations du glyphosate comme principe actif de toxicité sont scientifiquement fausses, et l’évaluation de toxicité est aussi erronée », selon le professeur Gilles-Eric Séralini. Pour lui, ces études sur le glyphosate sont donc sorties de leur contexte. Il insiste sur le fait que les résidus de glyphosate acceptables dans la nourriture et les boissons doivent se voir divisés par 1 000. Il justifie cette proposition par la découverte de métaux lourds cachés.

Pour cette raison, les chercheurs recommandent une interdiction des insecticides à base de glyphosates. L’université de Caen Normandie précise que cette étude qui devait paraître le 31 mai 2017 chez PlosOne s’est vue repoussée pour des raisons fallacieuses.