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Nicolas Hulot souhaite un plan d’action pour parvenir à 500 loups d’ici 2023

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Plan d'action pour parvenir à 500 loups d'ici 2023. Crédit photo : Quangpraha, Pixabay

Le nouveau plan souhaité par Nicolas Hulot, 500 loups de l’espèce Canis lupus d’ici 2023, est lancé ! Du 8 au 29 janvier 2018, l’État ouvre à la consultation du public le plan d’action national sur le loup et les activités de protection de l’élevage. Parmi les actions à mener, on retrouve l’abattage de 10 % de la population, un suivi de l’hybridation et le renforcement des mesures de protection des animaux.

Un prélèvement de 10 % par an de la population

Selon l’arrêté du nouveau plan loup sorti le 20 juillet 1017, un dixième de la population de loup sera abattu. En 2018, 40 loups seront alors abattus contre les 36 de l’année dernière. Grâce à ce plan, la France veut « assurer la viabilité de cette espèce » et « atteindre au moins 500 loups avant 2023 ». Actuellement, le pays abrite 350 loups qui sont strictement protégés par des textes internationaux.

La protection des éleveurs contre les loups sera également prise en compte. Crédit photo : hazelucyxuan, Pixabay

Le suivi de l’hybridation

Le projet loup prévoit également un suivi des espèces hybrides dans la population des loups. Sur 130 individus analysés, 10 sont reconnus comme hybrides à la race des loups. L’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) en charge de cette évaluation a déclaré que 1,5 % des hybrides sont issus d’une hybridation récente et 6 % d’une hybridation plus ancienne. Désormais, la question sur l’évolution des hybrides au sein d’une meute est au centre des discussions.

La protection des éleveurs et des troupeaux

La protection des éleveurs face aux loups est un axe très important du projet. C’est même une priorité absolue ; il faut renforcer les mesures de protection. Le prélèvement annuel des loups est la conséquence directe de cette opération. Pour Nicolas Hulot, avec les mesures de ses prédécesseurs, la cohabitation entre les loups et les éleveurs était vouée à l’échec, il fallait à tout prix réagir.

Les éleveurs doivent pouvoir se défendre en cas d’attaque, c’est pourquoi un accompagnement sur les techniques de protection sera mis en place pour les protéger. Le plan doit entrer en vigueur dès le mois de février.