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Les voitures hybrides rechargeables seraient 4 fois plus polluantes qu’on ne le croit

Jessica Roux Par Jessica Roux
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Les voitures hybrides rechargeables seraient 4 fois plus polluantes qu’on ne le croit
La Mitsubishi Outlander - Crédits photo : Wikimedia Commons

Du fait de la réduction des quotas de pollution, les constructeurs automobiles ont dû revoir la conception de leurs véhicules afin d’en réduire les seuils d’émission de CO2. Et pour y parvenir ils sont contraints notamment de développer des véhicules hybrides et hybrides rechargeables. Adulés et considérés comme plus respectueux de l’environnement, les hybrides rechargeables seraient dans les faits 2 à 4 fois plus polluantes qu’on ne le croit.

Les voitures hybrides rechargeables remises en question

Les véhicule embarquant un moteur thermique et un moteur électrique sont dans le collimateur des associations de protection de l’environnement. D’où la commande d’une étude visant à évaluer leur niveau de pollution, qui serait 2 à 4 fois plus important qu’on ne le pense.

La Mitsubishi Outlander – Crédits photo : Wikimedia Commons

Menée par le Fraunhofer Institute for Systems and Innovation Research ISI sur commande de l’ONG ICCT (International Council on Clean Transportation), ladite étude souligne notamment le fait ces voitures seraient dotées de petits moteurs électriques. De même que de petites batteries. Ce qui leur confère une faible autonomie.

Du coup, les conducteurs auraient tendance à plus régulièrement rouler en mode thermique qu’en mode électrique. De plus, ceux-ci ne rechargeraient pas systématiquement leurs accumulateurs.

Une étude très sérieuse

Pour aboutir à de telles conclusions, l’institut a compilé les données collectées sur un total de 104 709 véhicules. Issues des parcs automobiles de divers pays. Notamment Allemagne, Canada, Chine, Etats-Unis, Norvège et Pays-Bas.

La Mitsubishi Outlander – Crédits photo : Wikimedia Commons

Les résultats étaient sans appel. Les niveaux de pollution étaient deux à quatre fois supérieurs à ceux renseignés sur les certificats d’immatriculation de ces PHEV. De plus, les moteurs électriques ne permettraient guère de réduire les émissions de ces voitures, que de l’ordre de 15% à 55%.

Quelles solutions ?

La seule solution viable pour endiguer les émissions de CO2 du trafic routier, deux solutions existent : la voiture électrique ou la voiture à hydrogène.

Jessica Roux

Écologie, société et futurs possibles

Jessica Roux

Jessica Roux a été chargée d'études dans un observatoire régional de la santé avant de se consacrer à l'écriture. Elle suit pour VivreDemain.fr la société, la santé, l'alimentation, le développement durable et le recyclage, en s'appuyant sur les études publiées et les données publiques. Elle composte ses déchets depuis quinze ans dans un petit jardin de Tours.