La Chine exclut les chiens et les chats de la liste des animaux comestibles

Agnès Pradel Par Agnès Pradel
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La Chine exclut les chiens et les chats de la liste des animaux comestibles
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Et si on parlait d’un point positif du Coronavirus ? Car certes, il y en a très peu, mais il y en a quand même quelques-uns… En effet, nous apprenons ce jour que la consommation de viande de chats et de chiens pourrait disparaître prochainement en Chine. Ce qui serait une bonne nouvelle pour les animaux, mais aussi pour la propagation des virus. On vous explique !

La liste officielle des animaux comestibles

C’est une grande première dans l’histoire de la Chine. Pékin vient de publier une liste officielle des animaux comestibles. Et dans cette liste, les chats et les chiens sont enfin exclus. Cette liste a été publiée par le ministère de l’Agriculture et des Affaires rurales et énumère officiellement la liste des animaux qui peuvent être élevés pour leur viande ou leur fourrure.

Les chiens et les chats n’en font plus partie officiellement. Il faut savoir qu’actuellement, dix millions de chiens sont tués chaque année en Chine pour leur viande. Leur consommation n’est pas illégale en Chine, mais elle reste minoritaire. La population s’y oppose de plus en plus, et c’est la première fois que e gouvernement chinois annonce que les chiens et les chats sont des animaux de compagnie non destinés à la consommation.

La protection des chats et des chiens

Les chats et les chiens étaient notamment abattus durant le festival de la viande à Yulin, dans des conditions qui étaient jugées très cruelles. Car les animaux étaient battus à mort voire ébouillantés vivants. Cette nouvelle décision intervient après l’interdiction en février du commerce et de la consommation des animaux sauvages. Car cette dernière pourrait être à l’origine de la propagation du nouveau Covid-19.

Le commerce d’animaux sauvages avait également été interdit lors de la crise du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003, mais depuis, tout avait repris. Le Coronavirus risque de modifier les choses sur le long terme, le commerce d’animaux sauvages étant une véritable catastrophe au niveau sanitaire. Espérons que cette fois, la décision est définitive.

Agnès Pradel

Écologie, société et futurs possibles

Agnès Pradel

Agnès Pradel a été technicienne dans un bureau d'études en environnement, chargée des inventaires de faune et de flore. Elle écrit pour Vivre Demain sur la biodiversité, le climat et la pollution : espèces menacées, qualité de l'air et de l'eau, rapports scientifiques et politiques publiques. Elle participe chaque printemps au comptage des oiseaux de son village.