900.000 pangolins vendus illégalement en moins de 20 ans

Agnès Pradel Par Agnès Pradel
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900.000 pangolins vendus illégalement en moins de 20 ans
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Le pangolin est un animal en voie d’extinction, qui est donc protégé par les autorités. Pourtant, d’après l’ONG Traffic, 900 000 animaux de cette espèce ont été vendus illégalement dans le monde au cours de ces vingt dernières années. Les saisies d’animaux sauvages sont bien plus nombreuses qu’on ne le croit, et c’est une véritable catastrophe.

Un animal menace d’extinction

Le pangolin est principalement chassé par l’homme pour ses écailles. D’après les chiffres avancés par l’ONG, ce sont 96 000 kg d’écailles qui ont été confisquées entre 2017 et 2019 en Asie du sud-est. Principalement en Indonésie, en Malaisie et au Vietnam. Ce sont les autorités de Singapour qui ont le plus confisqué ces écailles.

En 2000 et 2019, ce sont près de 900 000 pangolins qui ont été vendus illégalement. Car il faut savoir que d’un point de vue international, il est interdit de vendre le pangolin. Il s’agit d’un animal protégé. Ce petit mammifère est malheureusement le plus braconné au monde, devant même l’éléphant ! On en parle très peu, mais l’animal est menacé.

Un commerce interdit

Les animaux sont de plus en plus protégés dans le monde par les lois internationales. Par exemple, on sait que l’ivoire d’éléphants africains, ou encore les tortues à nez de cochon sont très protégées. On en parle d’ailleurs souvent, mais les pangolins beaucoup moins. Il est pourtant très braconné. Les écailles ont des vertus prétendues dans la médecine traditionnelle chinoise. Et la chaire est très appréciée des Chinois.

Actuellement, le braconnage se poursuit et l’ONG a demandé la mise en place de sanction plus sévères à l’encontre des trafiquants. Mais l’animal a mauvaise presse en ce moment car selon les chercheurs chinois, le pangolin pourrait être à l’origine de la transmission du nouveau coronavirus. Les pauvres pangolins ont décidément la vie dure…

Agnès Pradel

Écologie, société et futurs possibles

Agnès Pradel

Agnès Pradel a été technicienne dans un bureau d'études en environnement, chargée des inventaires de faune et de flore. Elle écrit pour Vivre Demain sur la biodiversité, le climat et la pollution : espèces menacées, qualité de l'air et de l'eau, rapports scientifiques et politiques publiques. Elle participe chaque printemps au comptage des oiseaux de son village.