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Europe : les tempêtes extrêmes vont se multiplier d’ici 2100

Crédit photo : Victor Rodriguez - Unsplash

Les modèles climatiques centrés sur les dépressions de l’Atlantique nord permettent aux chercheurs de prédire l’avenir météorologique de l’Europe. D’ici la fin du siècle, les tempêtes extrêmes seront trois fois plus nombreuses qu’aujourd’hui.

Toujours plus de tempêtes exceptionnelles

Une équipe de chercheurs de l’université d’Exeter au Royaume-Uni s’est penchée sur l’évolution des tempêtes au cours de ce siècle. Et notamment des tempêtes exceptionnelles. Ces dernières sont formées entre la ligne des tropiques et celle du cercle polaire. Deux masses d’air de températures différentes provoquent les tempêtes. Les spécialistes les appellent les « bombes ». Et elles sont très puissantes.

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Les « bombes » météorologiques vont se multiplier — Crédit photo : Torsten Dederichs – Unsplash

Il n’est pas simple de prévoir l’activité cyclonique de la fin du siècle. Il s’agit d’événements limités dans le temps. La formation et la trajectoire d’une tempête extratropicale sont influencées par différents paramètres, à l’image de la fonte des glaces du pôle, du différentiel de température entre le pôle nord et les tropiques, du courant atmosphérique d’altitude, de la position du jet-stream…

Inondations et destructions vont se multiplier

Ces particularités météorologiques ne vont pas seulement se multiplier. Elles vont aussi gagner en intensité. Pour l’Europe, ces changements sont importants. En effet, les épisodes de tempêtes extrêmes représentent près de 80 % des précipitations annuelles. En utilisant plusieurs systèmes de calcul, les chercheurs ont mis en évidence une augmentation de 230 % des tempêtes exceptionnelles en Europe entre décembre et février. Cette augmentation est de 180 % pour l’été.

Des prédictions basées sur le pire scénario du GIEC — Crédit photo : Josep Castells – Unsplash

Cependant, il est important de tempérer ces résultats. Pour y parvenir, les chercheurs se sont basés sur le pire scénario du GIEC. Celui comprenant une hausse des températures de l’ordre de + 4,5 °C d’ici 2100. Ce n’est pas tant l’augmentation des précipitations qu’il faut craindre, mais surtout la violence des dépressions, qui va s’intensifier. Cela aura pour effet de multiplier les destructions et les inondations catastrophiques.

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