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Les grands singes sont menacés par les virus humains

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Crédit photo : Rishi Ragunathan - Unsplash

Selon une récente étude génétique, un simple rhume chez l’homme peut avoir de graves conséquences épidémiologiques pour les grands singes africains. Nos virus les tuent.

Les virus responsables des rhumes causent des épidémies

Les grands singes africains souffrent déjà de la dégradation de leur habitat, du braconnage et de la pollution. Mais d’autres menaces pèsent sur eux, comme les virus respiratoires transmis par les êtres humains. En effet, s’ils sont bénins pour nous, ils peuvent être redoutables pour les singes. En 2013, 56 membres de la communauté de chimpanzés de Kanyawaea, en Ouganda, ont été décimés par le rhinovirus C, un virus courant à l’origine du rhume.

De nombreux chimpanzés décédés lors des épidémies – Crédit photo : Francesco Ungaro – Unsplash

Par ailleurs, en 2016, cette même communauté de primates ainsi que celle de Ngogo, située dans le même parc national de Kibale, ont subi une épidémie similaire. 25 chimpanzés des 205 présents sur le site sont morts d’une pneumonie. Des chercheurs américains ont démontré que ces épidémies mortelles étaient causées par des virus différents, habituellement responsables du rhume chez l’être humain. Les singes y sont plus sensibles en raison de leur isolement ainsi que de leur proximité génétique avec l’homme.

Des mesures sanitaires qui restent insuffisantes

En raison du risque de transmission des virus respiratoires, les visiteurs des sites peuplés de primates sont contraints de respecter des mesures sanitaires. Ils doivent par exemple se laver les mains avec une solution hydroalcoolique. Les visiteurs doivent également porter un masque et se tenir à distance des animaux. Malgré cela, les mesures semblent encore loin d’être suffisantes.

Les grands singes africains sont menacés par le rhume – Crédit photo : Dominik Scythe – Unsplash

En effet, ces mesures de sécurité étaient déjà respectées dans les zones où les singes ont été contaminés. C’était le cas en 2013 et en 2016. De plus, ces habitats se situent loin des zones touristiques. De ce fait, les chercheurs tentent encore de déterminer l’origine de la contamination de ces grands singes.

Source :

francetvinfo

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