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Près de Fos-sur-Mer, des matières toxiques ont été retrouvées dans des produits alimentaires locaux

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toxiques
Crédit photo : Nikolabelopitov - Unsplash

Dioxine, plomb, métaux lourds… Près de Fos-sur-Mer, des produits alimentaires locaux sont chargés de matières toxiques.

Des substances toxiques présentes dans les produits alimentaires

Dans le golfe de Fos-sur-Mer, une étude scientifique a été conduite par une association de défense de l’environnement. Elle comprend l’analyse de plusieurs produits alimentaires dont l’origine est locale. Les résultats de l’étude sont édifiants. De nombreux produits locaux contiennent des substances hautement toxiques comme les métaux lourds, le plomb ou la dioxine. La moitié des œufs de poules élevées en plein air sont contaminés.

Fos-sur-Mer – Crédit photo : Wikimedia Commons

Mais les œufs ne sont pas les seules denrées concernées. La viande bovine et les moules présentent aussi des traces de contamination chimique. Fos-sur-Mer, une commune des Bouches-du-Rhône, est voisine avec l’une des plus grandes zones industrialo-portuaires du continent. Celle-ci comprend 17 usines classées Seveso. Pour les citoyens engagés, l’État ne prend pas ses responsabilités.

Les endroits à risque ne font pas l’objet d’analyses

Le président de l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos à l’origine de l’étude, Daniel Moutet, présente le rapport. Les tests montrent que la contamination des sols touche les denrées alimentaires. Polychlorobiphényles (PCB), métaux lourds, dioxine et même plomb sont présents en grandes quantités dans les aliments. Il s’agit d’un ensemble de substances rejetées par les industries locales. La contamination touche 50 % des œufs de poules élevées en plein air. Un quart de la viande bovine l’est aussi.

Crédit photo : Annie Spratt – Unsplash

Les consommateurs pensent consommer bio ou local, mais il n’en est rien. Daniel Moutet a donc transmis le rapport à la préfecture des Bouches-du-Rhône ainsi qu’à plusieurs ministères. À ce jour, toutes les démarches sont restées sans suite. Les habitants et l’association souhaitent que l’État prenne ses responsabilités. Les mêmes produits doivent faire l’objet d’études gouvernementales. Aujourd’hui, les citoyens engagés reprochent à l’État de ne pas effectuer d’analyse dans les zones à risque. Ils réclament la vérité.

Source :

Francetvinfo