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Afrique du Sud : six nouveau-nés tués par une bactérie rare

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Cédit photo : Julie Johnson - Unsplash

En Afrique du Sud, les autorités ont annoncé la fermeture de divers services d’un hôpital de Johannesburg après le décès de six nouveau-nés causé par une bactérie rare nommée Klebsiella pneumoniae.

Une bactérie rare détectée depuis juillet

L’hôpital Thell Mogoerane, situé dans l’est de la plus grande ville du pays, fait face à une série de contaminations de la bactérie Klebsiella pneumoniae depuis le mois de juillet. Elle se montre résistante aux antibiotiques classiques, selon le ministre sud-africain de la Santé, Aaron Motsoaledi. Il explique qu’il n’est plus possible d’accueillir de nouveau-nés dans cet établissement.

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Cédit photo : Rawpixel – Unsplash

La bactérie Klebsiella pneumoniae est naturellement présente dans certains de nos organes. Elle peut se montrer dangereuse lorsque le système immunitaire faiblit, et ainsi provoquer des infections potentiellement mortelles. Les patients affectés par la bactérie ont été transférés dans d’autres établissements de la région, afin de libérer l’hôpital. Les patients seraient trop nombreux, ce qui favoriserait le développement de la bactérie.

La suroccupation des hôpitaux mise en cause

Durant la conférence de presse, le ministre de la Santé a expliqué que la surpopulation dans les établissements de santé de la région ne permet pas de mettre en œuvre les mesures habituelles de prévention des infections. Selon lui, cette situation est favorable à la prolifération des bactéries, dont celle qui frappe actuellement l’hôpital Thell Mogoerane.

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Cédit photo : Samuel Scalzo – Unsplash

Dans la province de Gauteng, qui abrite la capitale Pretoria et Johannesburg, les services de néonatologie et les maternités affichent un taux d’occupation supérieur à 130 %. Une part importante de cette suroccupation est liée à la présence d’étrangers dans la région. De nombreuses personnes viennent de pays voisins comme le Zimbabwe jusqu’en Afrique du Sud. Elles souhaitent profiter de la qualité des soins. Or, une concentration trop importante de patients dans un endroit confiné peut générer des infections en chaîne et des épidémies.