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Une épidémie de tumeurs faciales décime les diables de Tasmanie

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diable de tasmanie
Crédit photo : Wikimedia Commons

Le diable de Tasmanie est endémique de l’île de Tasmanie. Seulement, sa population est considérablement réduite par la multiplication des cas de tumeurs faciales.

Une tumeur contagieuse décime le diable de Tasmanie

Popularisé par le personnage Taz des Looney Tunes, le diable de Tasmanie connaît une situation difficile. Une tumeur cancéreuse semble s’attaquer à l’animal. En effet, les marsupiaux peuvent se transmettre plusieurs types de cancers lors de bagarres, de morsures au visage ou de l’accouplement. Cette forme de cancer est contagieuse, et constitue l’un des très rares cas de ce type dans le monde. Le simple toucher suffit à contaminer les marsupiaux.

diable de tasmanie
Crédit photo : Wikimedia Commons

Ainsi, les diables de Tasmanie subissent une véritable épidémie. Les tumeurs génèrent des déformations importantes au niveau du museau et du visage. Ils finissent donc par mourir de la maladie, ou de faim puisque les déformations les empêchent de se nourrir.

Une unité de préservation mise en place

C’est en 1996 que la maladie a été observée pour la première fois. Dès lors, les populations de diables ont diminué de près de 80 % dans les zones infectées. Au nord-est de l’île, là où la maladie a été détectée en premier, 95 % des diables de Tasmanie ont disparu. La situation est donc critique pour le marsupial.

Le projet « Devil Ark » présenté par Brut :

Pour endiguer cette hécatombe, l’unité « Devil Ark » a été créée. Le projet consiste à élever des animaux sains en Australie, et à les relâcher ensuite sur l’île en évitant les zones où se trouvent les animaux malades. Mike Drinkwater, le responsable des opérations de « Devil Ark », explique qu’il est urgent d’atténuer ce qui pourrait constituer l’extinction de l’espèce emblématique qu’est le diable de Tasmanie.

Malgré les mesures mises en place, le diable de Tasmanie est aujourd’hui considéré comme une espèce en danger d’extinction. Avant l’épidémie, on dénombrait 250 000 individus. Les experts estiment qu’il en reste aujourd’hui entre 10 000 et 100 000.

Source :

Francetvinfo