Accueil Biodiversité Parc national des Calanques : le braconnage sous-marin a duré quatre ans

Parc national des Calanques : le braconnage sous-marin a duré quatre ans

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Crédit photo : Lecreusois - Pixabay

Pendant quatre années, ils auraient prélevé plus de quatre tonnes de poisson de manière tout à fait illégale dans le parc national des Calanques.

Quatre plongeurs mis en examen

Le procès de quatre pêcheurs (plongeurs) soupçonnés d’avoir prélevé des poissons dans les zones protégées des Calanques, dans les Bouches-du-Rhône, s’est ouvert le mercredi 4 juillet. Ils auraient ainsi pêché plus de quatre tonnes de poisson en quatre ans. Des poulpes, des oursins, des loups de mer et autres spécimens, qu’ils auraient ensuite revendus à des restaurants.

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Crédit photo : Jean Wimmerlin – Unsplash

Sébastien Mabile est l’avocat du parc national des Calanques. Il explique que les zones dans lesquelles les plongeurs ont pêché sont interdites à toute forme de pêche. Le parc tente de protéger la biodiversité de manière à ce que les poissons essaiment dans les alentours. Il explique que les quatre prévenus sont soupçonnés d’avoir pêché à l’aide de fusils à ferrer le poisson et de cages, justement dans ces zones protégées.

Des poissons revendus aux particuliers et restaurants

Les poissons ainsi pêchés ont une importante valeur patrimoniale, mais leur valeur marchande n’est pas très élevée. Les experts estiment qu’un mérou vivant peut engendrer près d’un million d’euros de bénéfices tout au long de sa vie, qui dure vingt ans environ. Chaque spécimen était alors vendu quinze euros le kilo par les pêcheurs contrevenants. La marchandise pêchée illégalement était vendue à des particuliers, et notamment les espèces interdites à la vente telles que le mérou.

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Crédit photo : Wikimedia Commons

Les poissons étaient aussi revendus à des écaillers, notamment en ce qui concerne les oursins. Ceux qui étaient pêchés dans la zone insalubre de Marseille l’étaient aussi. Ils étaient prélevés dans la zone où se déversent les eaux usées de la ville. Ensuite, ces espèces étaient vendues à des restaurants qui les achetaient probablement en toute connaissance de cause.

Source :

Francetvinfo