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Everest : le toit du monde est considéré comme une véritable décharge

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Crédit photo : Kalle Kortelainen - Unsplash

Plusieurs décennies d’alpinisme ont fait du mont Everest une véritable décharge à ciel ouvert et la plus haute du monde. Beaucoup d’alpinistes ne tiennent pas compte de l’empreinte qu’ils laissent et abandonnent des kilos de déchets derrière eux.

Everest : une poubelle sur le toit du monde

Équipements d’escalade abandonnés, tentes fluorescentes, bouteilles de gaz vides et excréments humains : le chemin du toit du monde est jonché de déchets. Pemba Dorji a franchi l’Everest dix-huit fois et déclare que la montagne compte aujourd’hui des tonnes de déchets. Avant 1980, aucune expédition ne ramassait ses détritus. Si certains alpinistes responsables ne laissent plus rien traîner derrière eux, ils ne sont pas tous dans ce cas.

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Crédit photo : Theodor Lundqvist – Unsplash

De plus, la fonte des glaciers expose désormais les déchets accumulés sur la montagne depuis soixante-cinq ans. Ce qui fait apparaître l’ampleur du problème. Enfin, le nombre d’alpinistes ne cesse d’augmenter. Depuis le début de l’année 2018, ils sont déjà six cents à avoir escaladé le sommet. Le problème s’aggrave toujours plus.

4 000 dollars de consigne pour inciter à ramasser les déchets

Le Népal a tenté de réagir face à ce problème. Aujourd’hui, chaque équipe qui se lance dans l’ascension du plus haut sommet du monde (8 848 mètres) dépose une consigne de 4 000 dollars. Cette somme ne sera restituée que si chaque grimpeur revient avec au moins huit kilogrammes de déchets de l’expédition. Et du côté tibétain de la montagne, la même consigne est appliquée. Il faut verser une amende de cent dollars pour chaque kilogramme de déchet abandonné.

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Crédit photo : Swapnil Vithaldas – Unsplash

Si beaucoup de déchets redescendent aujourd’hui grâce aux alpinistes (vingt-cinq tonnes de déchets et quinze tonnes de déchets humains en 2017), ce n’est rien en comparaison de ce qui est déversé chaque année. Seulement la moitié des alpinistes transportent les déchets requis pour récupérer la consigne. Bon nombre de grimpeurs décident de renoncer à récupérer l’argent, qui ne représente pas une somme conséquente en comparaison du prix de l’expédition (entre 20 000 et 100 000 dollars).

Source :

Enviro2B