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Côte d’Ivoire : la seconde ville du pays fait face à une pénurie d’eau sans précédent

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Bouaké - Crédit photo : Wikimedia Commons

Une période de sécheresse dure depuis plusieurs mois en Côte d’Ivoire. Les habitants peinent à trouver de l’eau, notamment dans les grandes villes.

Les robinets sont à sac à Bouaké

Bouaké est la seconde plus grande ville de Côte d’Ivoire. Son agglomération rassemble un million et demi d’habitants. Cela fait près de trois mois que les robinets sont totalement à sec. Des camions-citernes livrent l’eau et les populations viennent remplir jerricans et bassines pour survivre.

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Crédit photo : Linus Nylund – Unsplash

Le réchauffement climatique serait la cause principale de cette pénurie d’eau. Il se trouverait à l’origine de l’assèchement des sols et causerait également des périodes de sécheresse de plus en plus longues dans certaines régions. Le barrage de Loka est pratiquement à sec, alors qu’il compte 28 millions de mètres cubes d’eau en temps normal. 70 % de l’eau de l’agglomération provenait du lac. Pour un chef de village, cela ne fait aucun doute, le réchauffement climatique est la cause de ce phénomène.

La présence humaine : un des vecteurs de la pénurie

Si le réchauffement climatique jouerait un rôle important dans cette pénurie inédite, il n’est pas seul. Une certaine présence humaine génère aussi des problèmes. Plusieurs carrières implantées dans la région détournent l’eau des voies naturelles : l’alimentation du lac en est grandement affectée. Un rationnement de l’eau a donc été mis en place. Les populations ne peuvent plus se laver et sont contraintes de chercher de l’eau auprès de sources non vérifiées qui génèrent de nombreuses infections.

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Crédit photo : Markus Spiske – Unsplash

De plus, l’économie locale est basée sur l’agriculture. L’état des sols ne permet aucune nouvelle plantation. La situation financière des agriculteurs ne fait que s’aggraver, saison après saison. Le maire de Bouaké espère rétablir la situation dans les deux années à venir. Son objectif est de créer une jonction entre la ville et le lac de Kossou qui se trouve à une centaine de kilomètres. Ainsi, la Banque mondiale a engagé 45 millions d’euros dans ce projet. Et en attendant qu’il aboutisse, des forages constitueront une solution temporaire.