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En Guadeloupe, les algues toxiques paralysent plusieurs îles

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Crédit photo : Catherine Sophie - Unsplash

La vie de plusieurs îles de Guadeloupe est paralysée par la prolifération des algues toxiques. La Désirade fait partie des sites concernés par ce problème majeur.

Les algues toxiques ont envahi les Antilles

Les différentes îles des Antilles sont depuis quelque temps envahies par les algues toxiques. En Guadeloupe, La Désirade est paralysée par ces végétaux qui dégagent des gaz toxiques. Pour les îles, les sargasses sont un véritable fléau écologique et économique. Les accès maritimes sont devenus impraticables. Plusieurs îles sont aujourd’hui coupées du monde en raison de la prolifération des algues.

France 24 consacre un reportage au problème rencontré par les Antilles :

Pour la Guadeloupe et la Martinique, le combat contre les sargasses ne fait que commencer. Des chercheurs travaillant pour l’université de Floride du Sud ont repéré un nouveau banc d’algues. Celui-ci s’étend sur des centaines de kilomètres carrés et se trouve actuellement à proximité de l’arc antillais.

Une économie à l’arrêt et des problèmes de santé qui s’éveillent

Pour l’île de La Désirade et celle de Terre-de-Bas, les conséquences économiques ont été immédiates. Les touristes évitent autant que possible les îles touchées par les algues. Des îles qui vivent en grande partie de cette économie. Les hélices des bateaux ne sont pas suffisamment puissantes pour passer à travers les amas d’algues brunes. Les activités des marins-pêcheurs sont très affectées par leur présence.

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Crédit photo : Lecreusois – Pixabay

Des conséquences sanitaires ont également été observées. Les habitants de ces deux îles se plaignent de nausées, de vomissements et de maux de tête répétés. D’autre part, les appareils électroménagers auraient tendance à tomber en panne, ce qui ne facilite pas la vie des habitants. Le sous-préfet de Guadeloupe chargé de la question des sargasses rappelle que les médecins et les pompiers sont habilités à effectuer des prélèvements afin de définir la toxicité des émanations produites par les algues. Ces dernières émettent notamment du sulfure d’hydrogène.