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Les canards prennent la place des pesticides dans certaines rizières françaises

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Canard - Crédit photo : Vincent Van Zalinge - Unsplash

Un producteur de riz camarguais a décidé de s’inspirer d’une technique de désherbage venue tout droit du Japon : il s’est entouré de canards.

Une technique japonaise destinée aux rizières

Bernard Pujol est un producteur de riz depuis maintenant plus de vingt ans. C’est en Camargue qu’il exerce son métier. Récemment, il a décidé de rayer les pesticides de ses méthodes de travail. Pour cela, il s’est directement inspiré d’une technique qui trouve son origine au pays du soleil levant. C’est son fils qui a fait la découverte de cette méthode peu conventionnelle et pourtant très efficace.

Le passage télévisé de Bernard Pujol et de ses canards :

Dans les années 1980, un Japonais du nom de Takao Furuno a découvert que les canards constituaient de très bons ouvriers. Il a donc décidé d’en placer dans les rizières et cette technique s’est avérée efficace. Depuis, de nombreux producteurs japonais les accueillent dans leurs exploitations et tout le monde, humains comme canards, y trouve leur compte.

Une alternative écologique aux pesticides

Aujourd’hui plus que jamais, les pesticides posent problème. Le monde entier est concerné et beaucoup pensent qu’il est temps de mettre un terme à leur utilisation. Pour les rizières, les palmipèdes ont démontré représenter une alternative idéale. Ils dévorent les insectes et les mauvaises herbes, tout en préservant les cultures de ces pollutions chimiques. Par-dessus le marché, leur activité permet d’oxygéner l’eau et leurs déjections constituent de l’engrais pour le sol.

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Crédit photo : Ray Hennessy – Unsplash

Le producteur français « éduque » les canards durant un mois. Par la suite, il les lâche dans les rizières. Ainsi, les 1 200 oiseaux évoluent naturellement dans cet environnement. Cependant, Bernard Pujol est obligé de renouveler tous les ans son « cheptel » de canards. Devenus trop gros, ils finissent par abîmer les rizières. Sa décision a été vivement critiquée au départ et, pourtant, elle semble bien porter ses fruits.

Source :

Holidogtimes