Accueil Droits des animaux Les associations en colère suite à l’autorisation d’agrandissement d’un élevage de visons

Les associations en colère suite à l’autorisation d’agrandissement d’un élevage de visons

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Vison d'Amérique - Crédit photo : wikipedia

Il y a quelques mois, le Conseil départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiques a rendu un avis favorable à l’agrandissement d’un élevage de visons en Haute-Saône. Les associations de protection animale manifestent leur colère.

Un élevage français de visons destinés à la fourrure va s’agrandir

L’élevage en question se situe à Montarlot-lès-Rioz, en Haute-Saône. En octobre dernier, le CODERST avait rendu un avis (4 votes contre, 10 pour) qui se trouvait être favorable à l’extension de la ferme. Les visons qui s’y trouvent sont gazés dès qu’ils atteignent l’âge de sept mois. Ils auront passé l’intégralité de leur courte vie dans des cages, isolés. Après leur mise à mort, ils sont congelés avant d’être envoyés directement en Belgique.

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Visons en élevage — Crédit photo : CPEPESC

Par la suite, ils sont écorchés et leur fourrure est utilisée dans une industrie encore demandeuse : la mode. Une association portant le nom de Haute-Saône Nature Environnement a participé à ce vote et en a profité pour dénoncer les conditions de vie de ces animaux au destin tragique. « Il s’agit d’un élevage hors sol, les animaux dans des cages, alors que ce sont des mustélidés, c’est-à-dire des animaux semi-aquatiques. Ils sont privés d’eau. »

Les associations en colère

Les associations de protection animale n’ont pas tardé à partager leur indignation. Parmi elles, beaucoup luttent contre la production de fourrure en France et à l’étranger. Combactive, une association qui mène aussi ce combat, a produit un rapport de quatorze pages parvenu au commissaire-enquêteur par le biais d’une avocate en juin 2017. Néanmoins, cette action est restée vaine. L’éleveur aura donc le droit de passer d’une capacité de 2 000 à 7 700 visons.

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Vison en élevage — Crédit photo : CPEPESC

L’association place donc tous ses espoirs sur les épaules du préfet de région qui a le pouvoir de faire pencher la balance. Combactive propose aussi à l’exploitant de le soutenir et de l’aider à faire de sa ferme à fourrure un « centre pédagogique d’approche du vison d’Amérique ».

Diverses pétitions circulent actuellement, demandant la fermeture de ces fermes à fourrure.

Source :

Holligotimes

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