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Bientôt un nouveau traité de l’ONU pour protéger la biodiversité en haute mer

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Crédit photo : Comfreak, Pixabay

C’est en septembre 2018 que débuteront les discussions à l’Assemblée générale de l’ONU sur la protection de la biodiversité dans les zones marines situées en dehors des juridictions nationales. Concrètement, l’ONU veut adopter un traité visant à contraindre les États à protéger la faune et la flore en haute mer.

Un traité ambitieux

C’est une bouffée d’oxygène pour les militants de la protection de l’environnement. 140 États membres de l’ONU ont voté le 24 décembre en Assemblée générale une résolution qui va ouvrir les négociations sur un futur traité en vue de la protection de la biodiversité dans les zones marines situées en dehors des juridictions nationales, c’est-à-dire en haute mer.

Pollution en haute mer par les fuites de pétrole. Crédit photo : Skeeze, Pixabay

Il s’agit d’un instrument juridique qui va contraindre tous les acteurs opérant en haute mer à respecter la nature. Ces espaces du globe sont grandement menacés par la pêche industrielle et surtout la pollution issue des déchets et des forages pétroliers.

La satisfaction des ONG pour la protection de l’environnement

Il faut noter que la haute mer n’est soumise en ce moment à aucune juridiction internationale, mais quelques points de contrôle ont été mis en place. Ils ne concernent que l’exploitation des fonds marins ou encore le transport. Rien ne prescrit pour le moment la protection de la faune et de la flore sous-marine. En rappel, la haute mer représente les deux tiers des océans dans le monde.

Si rien n’est fait, en 2050, il y aura plus de déchets plastiques que de poissons. Crédit photo : Strecosa, Pixabay

Les discussions qui s’ouvrent en septembre 2018 devront s’achever jusqu’en 2020. Mais pour les ONG, c’est déjà un premier pas en faveur de la préservation de l’écosystème sous-marine. Pour Romain Troublé de l’association Tara, « l’action de l’ONU est salutaire ». Toutefois, « L’enjeu est désormais de savoir ce qu’on met dans le traité », poursuit-t-il. Si les négociations débouchent sur un traité, ce serait une première sur la planète.