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Accord de Paris Cop 21 : est-ce encore possible d’atteindre les objectifs ?

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Le rapport du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) sur les écarts d’émissions a constaté que les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris Cop 21 ne représentent qu’un tiers de la réduction des émissions requises fixées pour 2030. Il a ainsi exprimé le besoin urgent de relancer les efforts des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux.

Écart entre les promesses climatiques de Paris et les réductions d’émissions nécessaires

L’accord de Paris, adopté en 2015 par 195 pays, vise à limiter le réchauffement climatique de ce siècle à moins de 2 degrés Celsius au-dessus du niveau préindustriel. « Un an après l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris, nous nous trouvons toujours dans une situation où nous ne faisons pas assez pour sauver des centaines de millions de personnes d’un avenir malheureux », a déclaré Erik Solheim, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement.

Crédits photo Natura Sciences

Le rythme de croissance des émissions de dioxyde de carbone sont restées stable depuis 2014, en partie grâce aux énergies renouvelables notamment en Chine et en Inde. Cependant, il avertit que d’autres gaz à effet de serre, tels que le méthane, sont toujours en hausse, et une poussée de croissance économique mondiale pourrait facilement remettre les émissions de dioxyde de carbone sur une trajectoire ascendante.

« Investissons dans les bonnes technologies »

La huitième édition du Rapport sur l’écart des émissions du PNUE, publié quelques jours avant la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23) à Bonn, indique que l’adoption de nouvelles technologies dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les bâtiments, l’énergie, la foresterie, l’industrie et les transports, avec des investissements inférieurs à 100 dollars la tonne, pourrait réduire les émissions jusqu’à 36 milliards de tonnes par an.

Une action énergique sur les hydrofluorocarbones, à travers l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal, et d’autres polluants climatiques à courte durée de vie tels que le carbone noir, pourrait également apporter une contribution réelle pour combler le fossé.