Tendance
Climat & Réchauffement

L’Inde enregistre une chute spectaculaire des niveaux de pollution dans le nord

Agnès Pradel Par Agnès Pradel
2 min de lecture
L’Inde enregistre une chute spectaculaire des niveaux de pollution dans le nord
L'Inde vue du ciel - Crédits photo : Wikimedia Commons

Depuis que le coronavirus aka COVID-19 a pris ses quartiers sur notre planète, il semblerait que cette dernière se porte beaucoup mieux. Chute des niveaux de pollution en Chine et en Italie, retour des animaux dans les villes, diminution de l’acidité des cours d’eau ou encore augmentation de la biomasse… les bienfaits sur notre planète du repos forcé de l’humanité sont nombreux et pas encore totalement mis en évidence. Comme cela est le cas pour l’Inde, où le nord souffle lui aussi un peu suite au décret portant sur le confinement de la population. On y a constaté une chute XXL des niveaux de pollution.

L’Inde sous confinement

Le 24 mars dernier le Premier ministre indien, Narendra Modi, décrétait le confinement total du pays. Conséquence immédiate, les entreprises locales se sont toutes mises à l’arrêt et les populations se sont retrouvées à la maison.

C’est en partie ce à quoi l’environnement indien doit son salut. En effet la NASA a eu loisir d’observer la diminution spectaculaire des taux d’aérosols atmosphériques en Inde. Les taux les plus bas des 40 dernières années, précise l’agence spatiale américaine. La NASA rappelle également la condition chinoise, qui est analogue à ce que vit l’Inde en ce moment.

Amélioration de la qualité de l’air en Inde – Crédits : Joshua Stevens / Observatoire de la Terre de la NASA /

« Nous nous attendions à des changements dans la composition atmosphérique à de nombreux endroits pendant la période de confinement, mais pas autant. Je n’avais encore jamais vu des niveaux d’aérosols aussi bas dans la plaine indo-gangétique à cette époque de l’année » explique Pawan Gupta, du Marshall Space Flight Center de la NASA à Huntsville, en Alabama aux États-Unis.

Quelles conséquences ?

La conséquence immédiate est logiquement la diminution des taux d’acidités de pluies, car c’est le printemps en Inde en ce moment. De plus, la qualité de l’air est relativement plus respirable comparé à il y a à peine un mois.

La pollution dans une ville indienne – Crédits photo : Needpix
Agnès Pradel

Écologie, société et futurs possibles

Agnès Pradel

Agnès Pradel a été technicienne dans un bureau d'études en environnement, chargée des inventaires de faune et de flore. Elle écrit pour VivreDemain.fr sur la biodiversité, le climat et la pollution : espèces menacées, qualité de l'air et de l'eau, rapports scientifiques et politiques publiques. Elle participe chaque printemps au comptage des oiseaux de son village.