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La France compte interdire la destruction des invendus non alimentaires

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Édouard Philippe - Crédits photo : Wikimédia Commons

Smartphones, tablettes, lecteurs DVD, vêtements, chaussures, pots de fleurs… la liste des invendus non alimentaires qui finissent soit à la poubelle, soit à la casse chaque année ne cesse de prendre du volume. Compte-tenu du fait que nous avons même déjà de la peine à juguler et bien traiter les déchets que nous produisons à ce jour, l’administration française par le biais de son premier Ministre Édouard Philippe entame les pourparlers avec le parlement afin d’interdire prochainement la destruction des invendus non alimentaires.

La fin du gaspillage des produits non alimentaires

C’est sur Twitter que le premier Ministre français Edouard Philippe a annoncé le 4 juin dernier que la destruction des invendus non alimentaires serait interdite d’ici 2 à 4 ans en France.

Ce projet de loi devrait également faire partie d’un ensemble de lois que prépare le gouvernement en vue de réduire l’empreinte carbone de la France, via la limitation du gaspillage. Nommée loi anti-gaspillage et pour une économie circulaire, elle serait notamment présentée cet été à l’Assemblée.

Pour rappel, ce sont 600 millions d’euros de produits invendus qui sont détruits sur le territoire français. Et finissent à la poubelle en pièces détachées. Ce projet de loi entend pénaliser cette pratique et est selon le patron du gouvernement français une première mondiale en la matière.

Dans quel but au final ?

Bien que les ambitions du gouvernement soient multiples à ce sujet, nous pensons sans réserve que la mesure en cours de préparation vise surtout à réduire les déchets neufs d’une part. Et d’autre part stimuler l’économie circulaire et de réutilisation de ces produits non vendus et pourtant propres à la consommation.

Un composant électronique – Crédits photo : PxHere

Dans le viseur du gouvernement également l’obsolescence programmée dont sont friands les marques technologiques telles qu’Apple ou Samsung. Des mesures sont en cours d’étude pour réduire ce phénomène.