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Éthiopie : payés 23 euros par mois pour confectionner des produits H&M et Calvin Klein

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Des rouleaux de tissu - Crédits photo : Pexels

Les scandales à répétition du monde de l’habillement n’ont semble-t-il abouti à rien de réellement concret. Alors qu’en Chine ou au Vietnam les voix ont commencé à gronder afin d’améliorer les conditions de travail et de vie des petites mains qui cousent les vêtements des grandes maisons de mode, les géants tels que H&M et Calvin Klein ont tout simplement décidé de délocaliser leur production en Éthiopie. Payés 23 euros par mois pour des horaires indues de travail, ils vêtissent les consommateurs friands des produits de luxe.

L’Éthiopie, le nouveau Vietnam du vestimentaire ?

Guess, Tommy Hilfiger, H&M ou Calvin Klein, Yves Saint-Laurent. Toutes ces marques ont en commun le fait de posséder des usines d’assemblage de leurs produits non pas en Chine, mais en Ethiopie.

Ce pays de la corne de l’Afrique réputé jadis pour son degré de misère est devenu en quelques années le tigre économique du continent noir. Malheureusement, ce développement s’est associé à une précarisation des emplois qui sont payés à des sommes indues.

Auriez-vous par exemple été heureux de vous offrir le dernier sac à main de l’une des marques sus citées en sachant que la main qui l’a confectionnée en a fait des centaines d’autres dans la même journée tout en étant payée 23 euros par mois ? C’est pourtant le salaire que touchent les petites mains qui battissent les fortunes des empires de haute couture.

Des travailleuses du secteur textile en Éthiopie – Crédits photo : Pixnio

Ce qui fait des éthiopiens les travailleurs les moins bien payés de l’industrie mondiale du vêtement comme en attestent les conclusion du rapport commandé par le Centre Stern pour les affaires et les droits de l’Homme de l’université de New York.

Une honte mondiale qui masque en fait une brume de misère

Le cas de l’Éthiopie n’est pas isolé. Les travailleurs du secteur textile y sont certes miséreux, mais le Bangladesh, le Kenya et même la Chine sont leurs compagnons de l’antichambre de l’enfer du textile.

Les petites mains de Gucci et consort y sont payées respectivement 85, 185 et 291 euros par mois pour confectionner des produits généralement vendus à plus de 1 000 euros pièce.

Source :

ConsoGlobe