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Alpinisme : le Mont-Blanc durcit ses conditions d’accès

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Le Mont-Blanc - Crédits photo : Pixabay

Le Mont-Blanc fait partie des sites mythiques visités et grimpés par les amateurs de sport extrême ou les vacanciers en hiver comme en été. Au fil des années la fréquentation de ce site a explosé au point où les autorités en charge de sa gestion ont dû faire face à une croissance sans précédent des incidents de pollution ou de de dégradation. De plus, le site est désormais plus dangereux à visiter du fait du réchauffement climatique. Dans l’optique de protéger la montagne et les alpinistes qui s’y rendent chaque année, l’accès au Mont-Blanc par la voit normale vient de subir un durcissement de ses règles.

Le Mont-Blanc désormais plus difficile d’accès

Lundi dernier la préfecture de Haute-Savoie a présenté au conseil de la localité un plan de révision visant à rendre l’accès au Mont-Blanc plus difficile. Les buts avoués étant d’une part préserver le site, et d’autre part amoindrir l’incidence d’accidents y survenant.

De ce fait, dorénavant tout candidat à l’ascension du Mont-Bland devra au préalable se munir d’un récépissé nominatif non modifiable par la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne (FFCAM). Ce document sera notamment exigé lors des contrôles inopinés menés par les gardiens des refuges, de même que les gendarmes du Peloton de gendarmeriede haute-montagne (PGHM) et les agents communaux de la commune de Saint-Gervais.

L’aire de camping du Mont-Blanc – Crédits photo ; Pixabay

Les campeurs sont eux-aussi impactés par ces mesures. Elles limitent en effet le nombre de campeurs autorisés à 40 désormais, contre 50 auparavant. Tout contrevenant à cette mesure s’expose à une lourde amende de l’ordre de 300 000 euros ainsi que d’une peine pouvant aller jusqu’à 2 ans de prison.

Un fichage des alpinistes en cours d’élaboration

Outre les aspects évoqués plus haut, le récépissé nominatif désormais nécessaire pour accéder au Mont-Blanc aidera d’après les autorités locales à faciliter le travail des agents de contrôle de qualification des guides.

Source :

Le Temps