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Substituts à la cigarette : la presse US spécule sur un changement de doctrine

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Le remplacement imminent de Scott Gottlieb à la tête de la Food and Drug Administration (FDA, l’organisme public américain de régulation sanitaire) devrait signaler un changement de doctrine des autorités américaines en matière de lutte contre le tabagisme, estime l’éditorialiste de la chaîne Fox Business, Elizabeth Wright.

Selon cette journaliste influente, le président américain Donald Trump devrait nommer à la tête de la FDA une personnalité favorable à une politique de réduction des risques en matière de lutte contre le tabagisme, pour favoriser les substituts à la cigarette que sont les patchs, gommes à la nicotine, la cigarette électronique, ou encore le tabac à chauffer.

Elizabeth Wright estime que la politique menée par la FDA depuis une décennie a échoué et n’a pas permis de détourner suffisamment de fumeurs de la cigarette. Elle préconise en remplacement une approche pragmatique d’accompagnement des fumeurs vers des solutions moins nocives que la cigarette.

« LA FDA a peu fait pour familiariser suffisamment les consommateurs avec les produits tabagiques de réduction des risques. De manière répétée, la FDA a été en retard pour délivrer des messages d’information et de régulation de ces produits », a expliqué l’éditorialiste de Fox Business.

Selon elle, « au cours des dix dernières années, la FDA a échoué à agir rapidement pour prendre en considération et approuver les produits de réduction des risques – comme le snuff, le tabac à chauffer et les cigarettes électroniques –, qui pourraient protéger la santé publique en réduisant le nombre d’adultes qui fument des cigarettes. À moins que l’Agence remplisse ses obligations légales à réguler et promouvoir ces produits, moins d’Américains vont arrêter de fumer du tabac ».

Scott Gottlieb, le directeur de la FDA, a annoncé dimanche sa démission. Virulent opposant de la cigarette électronique aromatisée chez les jeunes, sa démission n’était pas anticipée par les milieux politiques américains. C’est le président américain, Donald Trump, qui doit nommer son successeur.