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Au Brésil, le ministère de l’Agriculture se voit confier la démarcation des terres indigènes

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Crédit photo : Rafaela Biazi - Unsplash

Pour les peuples autochtones et leurs défenseurs, cette nouvelle est catastrophique. Ils estiment que la gestion des territoires ancestraux sont livrés au bon vouloir de l’agro-business. 

Une première mesure qui fait polémique 

Le mandat du président brésilien Jair Bolsonaro débute par la prise d’une mesure qui fait déjà polémique. En effet, le chef d’État a décidé de confier la démarcation des terres autochtones au ministère de l’Agriculture. Jusqu’alors, c’était le Funai, la Fondation de l’Indien, qui gérait l’attribution des terres aux peuples autochtones. 

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Le ministère de l’Agriculture chargé de la démarcation des terres – Crédit photo : Gabriel Vissoto – Unsplash

Ce transfert de compétences est très mal vu par les défenseurs de la cause indienne. En effet, pour eux, cette décision revient littéralement à livrer l’avenir des territoires ancestraux à l’appétit sans limite de l’agro-business. D’autant que le président a chargé Tereza Cristina da Costa de diriger le ministère de l’Agriculture. Elle est connue pour sa tendance à défendre les intérêts de l’agro-business. 

L’inquiétude grimpe parmi les défenseurs de l’environnement 

Sur les réseaux sociaux, les réactions n’ont pas tardé à émerger. Les défenseurs des peuples autochtones s’inquiètent et parlent d’un « démantèlement » qui commence. Le président brésilien n’a jamais caché ses intentions durant sa campagne électorale. Pour lui, la défense de l’environnement n’est pas une priorité du Brésil. Bon nombre de ses idées semblent incompatibles avec l’urgence écologique. 

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Une décision du président qui fait polémique – Crédit photo : Raphael Nogueria – Unsplash

Jair Bolsonaro souhaite fusionner les ministère de l’Environnement et de l’Agriculture. Néanmoins, en raison de la polémique suscitée par cette annonce, il a décidé de faire marche arrière. En effet, les opposants à la politique du président brésilien sont nombreux. Les représentants du lobby de l’agro-business ne cachent pas leur inquiétude. Ils craignent que les pays soucieux de la préservation de l’environnement appliquent des sanctions commerciales sur les produits agricoles du pays. 

Source :

Francetvinfo