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L’arrêt des cabines de bronzage demandé par l’Agence de sécurité sanitaire

Jessica Roux Par Jessica Roux
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L’arrêt des cabines de bronzage demandé par l’Agence de sécurité sanitaire
Crédit photo : Tanja Heffner - Unsplash

L’Agence de sécurité sanitaire réclame l’arrêt des cabines de bronzage. La raison ? Un risque de cancer dit « avéré ». En effet, en France, 43 % des mélanomes chez les jeunes pourraient être causés par l’utilisation de ces machines avant l’âge de trente ans.

Les cabines de bronzage bientôt à l’arrêt ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) lance un appel aux pouvoirs publics, leur demandant de prendre les mesures nécessaires. Elle souhaite faire cesser l’exposition de la population aux rayons artificiels en raison d’un risque de cancer « avéré ». L’Agence demande à ce que l’activité liée au bronzage artificiel cesse, ainsi que la vente d’appareils aux particuliers.

Un reportage sur l’utilisation des cabines de bronzage :

Dans son communiqué, l’Anses explique qu’il est impossible de fixer une dose ou une valeur limite pour protéger les utilisateurs. Les personnes qui ont recours à cette pratique (au moins une fois) avant l’âge de 35 ans augmentent le risque de développer un mélanome cutané de 59 %. Mais ce n’est pas la première fois que l’Anses communique sur le sujet. En 2014, elle demandait déjà à ce que l’usage commercial des cabines soit arrêté.

Pour l’Anses, il ne faut plus attendre

Olivier Merckel est le chef de l’unité d’évaluation des risques aux agents physiques à l’Anses. Il explique qu’il n’est plus possible d’attendre. Les données scientifiques collectées n’admettent aucun doute sur le risque de cancer avéré. L’Agence a des preuves tangibles que ces machines à UV sont dangereuses pour les jeunes, mais aussi pour toute la population. Elle demande donc aux pouvoirs publics d’agir pour préserver la santé des citoyens.

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Crédit photo : Maciej Serafinowicz – Unsplash

Les dermatologues demandent depuis 2015 l’arrêt des cabines de bronzage. Les sénateurs et l’Académie de médecine également. Mais à ce jour, ces demandes sont restées sans réponse de la part du gouvernement. Ce dernier s’est contenté de durcir la réglementation en vigueur. Depuis 2009, le Centre international de recherche sur le cancer a déclaré les rayonnements artificiels comme étant des « cancérogènes certains ».

Jessica Roux

Écologie, société et futurs possibles

Jessica Roux

Jessica Roux a été chargée d'études dans un observatoire régional de la santé avant de se consacrer à l'écriture. Elle suit pour VivreDemain.fr la société, la santé, l'alimentation, le développement durable et le recyclage, en s'appuyant sur les études publiées et les données publiques. Elle composte ses déchets depuis quinze ans dans un petit jardin de Tours.