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Les fermes urbaines, l’avenir de l’agriculture actuelle ?

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Dans notre imaginaire, l’agriculture correspond encore à de grandes étendues de terres cultivées dans des campagnes de plus en plus dépeuplées. C’est encore vrai pour la plupart des volumes agricoles produits, mais cette réalité doit chaque jour être davantage relativisée… En effet, une nouvelle tendance est apparue il y a quelques années et s’impose petit à petit. Il s’agit de la notion de « ferme urbaine ».

Qu’est-ce qu’une ferme urbaine ?

Elles étaient inimaginables il y a quelques siècles, à une époque où les sociétés étaient foncièrement rurales. Les fermes urbaines qui commencent à apparaître çà et là sont cependant une nouveauté à ne pas négliger.

La notion de ferme urbaine a eu pour prérequis nécessaire la technicisation accrue de l’agriculture. Engrais chimiques, pesticides, mécanisation, etc., ont été des précurseurs en permettant une agriculture de type intensif. Ensuite, l’hydroponie a également préparé les choses, des régions entières du globe s’étant spécialisées dans les cultures hors-sol. Avec la maîtrise de l’eau ainsi que des nutriments et minéraux nécessaires aux plantes, tout était en place pour installer des fermes partout. Le principal enjeu est d’avoir l’eau suffisante, ce qui n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui avec les pièces d’irrigation agricole chez Agrizone.

Dès lors, la ferme urbaine est apparue dans les agglomérations, parfois jusque dans des sous-sols comme en atteste une expérience actuellement menée à Londres. À Boston aux États-Unis, un hôpital a préféré installer du maraîchage sur ses toits. Ce sont les deux extrêmes d’une même réalité : l’urbanisation de l’humanité et la nécessité d’exploiter le moindre mètre carré de surface disponible.

Les fermes urbaines constituent-elles notre futur ?

On a du mal imaginer nos agglomérations produire ne serait-ce que l’équivalent, voire davantage, de denrées agricoles que nos grands espaces ruraux d’aujourd’hui. Mais le fait est là : la paysannerie est morte avec l’exode rural et l’humanité se concentre dans des villes tentaculaires qui grignotent toujours plus d’espace. En 2018, on atteint déjà la barre des 60 % de l’humanité vivant dans des aires urbaines. En 2050, d’après les estimations, ce taux devrait se porter à 80 %.

L’agrandissement des villes suppose, quand bien même on monterait davantage à la verticale, la suppression des terres arables périphériques. Pourtant, la population continuant de croître, les besoins alimentaires ne disparaîtront pas, bien au contraire. Par conséquent, c’est une nécessité que d’inclure à l’espace urbain des techniques agricoles de pointe. D’où les fermes urbaines, certaines villes étant probablement appelées à devenir des fermes géantes. Sous-sols éclairés, toitures, façades, jardins inutilisés… Toute surface est bonne pour produire des aliments et, pourquoi pas, piéger la pollution. C’est ce qui est envisagé, à titre d’exemple, avec une forêt verticale pour l’Occitanie Tower. mais le champêtre pourrait tout aussi bien être remplacé par des vergers gratte-ciel ! Nous ne reconnaîtrons plus nos centres-villes…