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Comment installer une chaudière à bois ?

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La chaudière à bois fait partie de la vaste famille des modes de chauffage les plus économiques. Plusieurs catégories existent, avec toutes leurs particularités. Nous vous les présentons ainsi que les subventions pour les chaudières.

Pour en savoir plus sur les chaudières à bois, cliquez ici.

Les avantages du chauffage au bois

Comme pour toute chaudière, la combustion du bois chauffe un fluide caloporteur, en général de l’eau, qui chauffe le logement entier. Il s’agit d’un circuit fermé : à la fin du parcours, le liquide ayant perdu ses calories retourne dans la chaudière, qui le chauffe à nouveau.

Par rapport au fioul ou au gaz, le bois est une énergie renouvelable qui n’a pas d’impact négatif sur les émissions de CO2. Les avantages fiscaux offerts pour ce type d’appareil compensent leur coût d’installation plus élevé.

Les aides pour la chaudière à bois sont en effet légion : crédit d’impôt de 30% (sur le prix d’achat), subventions de l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat). Il est également possible d’obtenir un éco-prêt à taux zéro pour financer les travaux, selon vos ressources. Enfin, dernier dispositif : la prime énergie, versée par des organismes habilités.

Les différents types de chaudière à bois

Il existe différents types de chaudières à bois :

  • À bûches classiques
  • À buchettes reconstituées
  • À plaquettes
  • À granulés, ou pellets

La chaudière à bûches se rapproche le plus de la cheminée, l’ancêtre du chauffage à bois. Cependant le foyer fermé offre plus de sécurité. Elle diffuse aussi beaucoup mieux la chaleur, ce qui fait que son rendement est de l’ordre de 80%. On utilise des vraies bûches de bois ou bien des bûchettes reconstituées. Par contre on devra recharger manuellement tous les jours ou tous les deux jours.

C’est pourquoi on préférera la chaudière à granulés. Celle-ci utilise un réservoir qui alimente le foyer automatiquement via une vis sans fin. Les pellets sont spécialement étudiés, via leur forme et leur poids, pour faciliter ce rechargement. De plus, les granulés contiennent uniquement 10% d’humidité, ce qui augmente le rendement de la combustion.

La chaudière à plaquettes reprend le même principe avec un combustible issu de déchets de scieries et menuiseries. Au lieu de pellets cylindriques, ce sont de petites plaquettes de bois de 30, 50 ou 100 mm. Le coût des plaquettes est très faible : 0,050 kWh. Par contre ces chaudières sont assez imposantes et conviennent plus aux grandes maisons.

L’installation

La norme NF DTU 24.1 impose un conduit d’évacuation des fumées pour le chauffage au bois. Si vous n’avez pas de cheminée ou une sortie existante, il faudra donc en créer.

Le mieux est de mettre une évacuation par le toit, traversant dalles et toiture. Si ce n’est pas possible, on installera une évacuation en façade. Il suffit de percer un trou dans le mur puis de raccorder le tuyau. Cela représente moins de travaux.

Les modèles à combustion étanches ont besoin d’une arrivée d’air. Pour cela trois solutions :

  • Arrivée d’air prévue par le constructeur sur la face avant de l’appareil : il prend donc de l’air intérieur
  • Arrivée d’air par derrière, via une prise sur l’extérieur
  • Installation en ventouse : extraction et air neuf par le même tuyau

Quelle que soit l’option retenue, nous recommandons de faire appel à un professionnel agréé. Vous serez ainsi sûr que l’installation correspond aux normes et aux spécifications du modèle choisi.

L’entretien

Une chaudière à bois fonctionne mieux et son rendement est multiplié quand elle n’est pas encrassée. C’est pourquoi depuis 2009 l’entretien est obligatoire sur les modèles de 4 à 400 kW. Une fois par an, il faut nettoyer les filtres, le foyer, les tubes de fumées, le ventilateur et le collecteur de fumées.

Les joints doivent aussi être vérifiés. On conseille enfin deux ramonages par an.