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Le lac Baïkal et sa biodiversité menacés par la pollution

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Blake Kluender

Le lac Baïkal, situé en Sibérie, est le plus vieux et le plus profond du monde. Son état, cependant, est inquiétant. Prolifération d’algues, disparitions d’espèces et pollution de l’eau : le lac Baïkal est malade, et sa biodiversité, grandement menacée.

Les conséquences des changements climatiques et de la pêche braconnière

Le lac Baïkal, qui contient pas moins de 20% des réserves d’eau douce non gelée de la planète, connaît l’une des pires crises écologiques de son histoire, qui a débutée il y a de cela 25 millions d’années. Ce serait bien l’impact de l’Homme qui serait à l’origine du phénomène. Certaines espèces sont menacées d’extinction dans ses eaux, comme l’omoul, poisson typique du lieu. Le gouvernement russe en a d’ailleurs interdit la pêche depuis ce mois d’octobre 2017. Un biologiste local estime que les changements climatiques et le braconnage sont les causes principales de la disparition progressive de l’omoul. Ce poisson ne supportant le réchauffement des eaux du lac.

En parallèle, la prolifération des algues inquiète l’Unesco. Celle-ci serait liée, d’après les scientifiques, à la pollution des eaux usées rejetées dans le lac Baïkal. Les plages sont devenues vertes et les plantes aquatiques ont, par endroits, totalement chassé les crustacés et les mollusques. Plusieurs espèces d’éponges ont également totalement disparu du lac.

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Crédit photo : Frankie Samper – Flickr

La diminution du financement de mesure de protection du lac

À l’origine, des mesures pour protéger le lac avaient été votées avec une loi en 1999. Des fonds (383 millions d’euros) devaient également être versés par le gouvernement au programme de purification des eaux usées de la région. Une partie de ces fonds a déjà été gaspillée dans une station d’épuration totalement inutile lors de l’hiver sibérien.

Bien que dénoncée par le gouvernement, la pollution du lac poursuit sa propagation et ses dommages. Les financements ont grandement diminué et ne permettent plus aux localités d’agir pour sauver le Baïkal, au moment où il en a le plus besoin. Ainsi, la biodiversité du plus ancien lac du monde s’éteint petit à petit, dans l’impuissance générale.

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