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Restauration: le doggy bag recommandé, le tri sélectif obligatoire

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Depuis le 1er janvier 2016, seuls le tri et la valorisation des déchets alimentaires sont rendus obligatoires aux restaurateurs, le doggy bag étant seulement recommandé.

Vous l’aurez sans doute remarqué, le doggy bag (petite boîte proposée par certains restaurateurs pour emporter le reste de votre repas) fait beaucoup parler de lui ces derniers jours. Il reste toutefois à éclaircir une certaine confusion.

Contrairement aux précédentes annonces faites dans les médias, les restaurateurs n’ont aucunement l’obligation de le proposer à leurs clients, comme le rappelle l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH). En revanche, ceux produisant plus de 10 tonnes de déchets par an (soit 150 à 200 couverts par jour) sont dorénavant tenus de trier et de valoriser leurs déchets alimentaires, sans quoi ils s’exposent à de lourdes amendes.

Cette mesure s’applique conformément à la loi Grenelle II du 12 juillet 2010 entrée en vigueur au 1er janvier 2016 et au Plan anti-gaspillage, signé en juin 2013 par tous les acteurs de l’alimentation.

La restauration, une branche responsable de 14 % du gaspillage alimentaire

Mise en place début 2012, la loi Grenelle II s’est imposée de manière progressive, s’appliquant tout d’abord aux plus importants producteurs de biodéchets. Depuis début 2016, c’est donc au tour des restaurateurs de trier scrupuleusement leurs déchets alimentaires, notamment ceux liés à la préparation des plats, aux restes desservis ou encore aux aliments périmés, tout ceci à des fins de recyclage.

En moyenne, sur chaque repas dans un restaurant traditionnel en France, entre 210 et 230 grammes de nourriture sont jetés. Le doggy bag est donc une très bonne alternative et mérite d’être développé pour lutter contre le gaspillage alimentaire, comme le précise l’UMIH qui travaille par ailleurs en partenariat avec la société TakeAway, une start-up française dans la distribution de “Gourmet Bag” (un équivalent plus poétique du doggy bag). L’objectif est d’encourager les restaurateurs à opter pour cette solution.

Très populaire outre-Atlantique, elle peine à s’imposer en France, les clients étant gênés et les restaurateurs soucieux de rester discrets. Toutefois, pour diviser par deux le gaspillage d’ici à 2025, comme le souhaite le gouvernement, une entrée dans les mœurs semble inéluctable.

Crédit photo principale : London Bio Packaging