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Boom des allergies saisonnières : comment s’en prémunir au mieux ?

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Allergies saisonnières, pollen

Comment contrer les désagréments liés aux allergies saisonnières ?

Si les allergies sévissent tout au long de l’année, le printemps est le début d’une période éreintante pour les personnes souffrant d’allergies. Arbres, graminées, herbacées… chacun sa période ! Les pollens sévissent ainsi de février à septembre, provoquant des affections sévères et parfois très invalidantes. En France, le nombre d’allergiques a largement augmenté, passant de 5% en 1970 à près de 30% aujourd’hui. À un tel rythme, l’OMS estime qu’en 2050 on pourrait atteindre les 50%. Pourquoi un tel boom et quelles solutions existent ?

L’environnement global très allergisant nous rend plus vulnérables

De nos jours, près d’une personne sur trois est concernée par une maladie allergique et l’hérédité n’est pas la seule cause. Notre régime alimentaire mondialisé et industrialisé auquel notre ADN n’est pas adapté, la modification du paysage pollinique qui entraîne une explosion de la quantité de pollens dans l’air ou encore l’utilisation trop fréquente d’antibiotiques sont en grande partie responsables de la recrudescence des allergies.

Mais ce ne sont pas les seules raisons : nos intérieurs aseptisés et l’excès d’hygiène limitent le déclenchement des réflexes immunitaires, nos habitations toujours mieux isolées et chauffées favorisent l’humidité dont les acariens sont friands, sans oublier la multiplication des animaux de compagnie ainsi que la pollution et le tabac qui favorisent les réactions allergiques. Et il y a sans doute d’autres facteurs encore inconnus.

Comment se déclenche une allergie ?

Lors d’une réaction allergique, le système immunitaire réagit anormalement et excessivement envers des substances censées être inoffensives. Ainsi, lors d’un contact avec un allergène (par voie cutanée, respiratoire ou alimentaire), les anticorps fabriqués se mettent en alerte, provoquant des réactions allergiques inflammatoires. Dans le cas de l’allergie au pollen, elles se caractérisent notamment par :

  • des rhinites avec alternance d’écoulement abondant et d’obstruction nasale, le tout suivi d’une diminution ou d’une perte totale de l’odorat
  • des conjonctivites avec larmoiements et démangeaisons
  • une oppression thoracique ou une respiration sifflante avec diminution du souffle, pouvant se transformer en asthme si l’allergie n’est pas traitée correctement.

Si vous souffrez d’un ou de plusieurs de ces symptômes, consultez un médecin qui mettra certainement en place un traitement antihistaminique voire corticoïde.

Quelques changements d’habitudes s’imposent

Pour pallier au maximum à tous ces désagréments, voici quelques conseils de bon sens :

  • informez-vous sur les pics polliniques de votre région en consultant le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA)
  • lorsque vous sortez, portez des lunettes de soleil très couvrantes, un chapeau et éventuellement un masque
  • évitez de vous balader à la campagne et de sortir par grand vent
  • lavez vos cheveux si possible tous les soirs pour éliminer les pollens
  • conduisez fenêtres fermées en voiture
  • faites sécher votre linge à l’intérieur pour éviter au pollen de s’y déposer
  • utilisez un purificateur d’air pour filtrer les particules
  • préférez aérer votre habitation à l’aube et/ou à la tombée de la nuit
  • n’aggravez pas vos allergies en vous exposant aux irritants respiratoires : tabac, pollution urbaine, etc.

Après les mesures d’éviction des allergènes et le traitement médicamenteux, il reste aussi la possibilité de réaliser une désensibilisation (ou immunothérapie spécifique) par voie sous-cutanée ou sublinguale. Elle consiste à inoculer à petites doses l’allergène responsable des phénomènes d’irritation pour habituer peu à peu l’organisme à tolérer l’intrus.

Quelques remèdes naturels

Les plantes peuvent aussi vous aider à vous défendre contre les pollens :

  • l’huile essentielle d’estragon et de lavande : mélangez 1 goutte de chaque et massez-vous les ailes du nez
  • le plantain lancéolé ou les orties sous forme de gélules, de gouttes (extrait de plante fraîche) ou en infusion à raison de 3 tisanes par jour.

Crédit photo principale : Eco18.com