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Des espèces animales sont contraintes de vivre la nuit en raison des activités humaines

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Crédit photo : Geran de Klerk - Unsplash

Les humains occupent de plus en plus les habitats naturels des animaux. Sa présence est telle que certaines espèces animales sont contraintes de vivre la nuit.

Des espèces animales devenues nocturnes

L’ours maltais, aussi appelé ours des cocotiers, est un animal qui vit normalement le jour. De ce fait, dans son habitat naturel, cet animal passe plus de 80 % de son temps d’activité en pleine lumière. Cependant, les activités humaines l’ont contraint à changer de rythme. Une récente étude explique que dans les régions où l’humain empiète sur son territoire, l’ours maltais reporte 90 % de son activité à la tombée de la nuit. La menace que représentent les humains l’a transformé en un animal nocturne.

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Ours des cocotiers – Crédit photo : Wikimedia Commons

L’étude en question a été menée par les scientifiques de l’université d’État de Boise et de l’université de Californie à Berkeley. Selon elle, de multiples mammifères ont été contraints de déplacer leur temps d’activité en raison de l’activité humaine. Désormais, ils vivent la nuit. La plupart de ces animaux vivent déjà aux confins de leurs habitats naturels. Ils tentent désormais de survivre malgré les interactions avec l’homme.

Des changements qui vont influer sur l’environnement

Au total, 64 espèces de mammifères, dont des tigres, des cerfs, des sangliers et des ours de cocotiers, ont été étudiées. Leurs activités nocturnes se sont intensifiées et multipliées. Les animaux en partie nocturnes le deviennent davantage. Mais les animaux concernés varient en fonction du type d’habitat et de la région. Leur taille et leur régime alimentaire jouent aussi un rôle.

Crédit photo : Geran de Klerk – Unsplash

D’autre part, ce phénomène concerne l’ensemble des activités humaines. Ce peut être des activités meurtrières à l’image de la chasse. Mais aussi l’aménagement du territoire, l’agriculture, les collectes de ressources naturelles, et même les randonnées pédestres. Les auteurs de l’étude insistent sur le fait que ces transformations d’habitudes influent sur les relations prédateurs-proies qui se sont construites au fil des générations. L’ensemble de ces effets peuvent avoir des répercussions sur l’environnement.