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Paracétamol, ibuprofène ou aspirine ? Comment choisir ses antidouleurs (sans ordonnance)

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Des pilules de toutes les couleurs et catégories - Crédits photo : Public Domain Files

Le paracétamol, l’aspirine et l’ibuprofène font partie des antidouleurs les plus répandus, communément accessibles sans ordonnance. Cependant, comme toute substance non produite par notre corps et à lui apportée pour solutionner un problème de santé, ces trois produits sont toxiques à certaines doses. Lequel est le mieux indiqué et pourquoi ? Voici comment choisir son antidouleur sans prescription.

C’est l’association 60 Millions de consommateurs qui, en tirant la sonnette d’alarme ce jeudi, nous fait part du rapport bénéfice/risque d’une trentaine de molécules. Dont certaines à éviter absolument.

Paracétamol, le roi des antidouleurs

Le plus prescrit et consommé des antidouleurs est le paracétamol. Cette molécule légendaire serait selon l’association 60 Millions de consommateurs la molécule antidouleurs jouissant du meilleur rapport bénéfices/risques.

La molécule dispose de plusieurs rôles, outre celui d’antidouleur. Il calme également la fièvre. À la portée de tous, le paracétamol est l’une des molécules les moins toxiques sur la marché. Cependant, comme l’explique académiquement le professeur François Chast de l’Académie nationale de pharmacie, la prise du paracétamol doit être réalisée avec beaucoup de précautions. En effet, 3 g de cet antidouleur dans le corps ne pose pas de problème pour la majeure partie des consommateurs, tandis que 10 g est synonyme de toxicité.

Dafalgan, la marque de paracétamol la plus recommandée du marché – Crédits photo : Flickr

En achetant le paracétamol, il faudra donc veiller à bien lire le dosage sur la boîte. 500 ou 1 000 mg. La prise de la variété dosée à 500 mg étant au maximum de 6 comprimés par 24 h. Celle de 1 000 mg de 3 compris sur la même période.

En outre, le rapport de l’association conseille de privilégier la consommation de la marque Dafalgan. Celle-ci serait beaucoup moins nocive que le Doliprane, beaucoup plus répandu. Cette toxicité serait en partie due à la composition du Doliprane, contenant du gluten, du lactose, du sodium, du saccharose, du sorbitol et de l’aspartame.

L’ibuprofène en embuscade

La seconde molécule antidouleur la plus recommandée est l’ibuprofène. Il est important de préciser que cette molécule est indiquée en première intention pour les douleurs de type inflammatoire. Elle est secondairement en charge d’autres types de douleur.

L’association conseille dans son rapport mensuel les marques Antaréne, Advil, Nurofen et Spedifen.

L’aspirine à proscrire ou presque

Alors longtemps considéré par certains comme l’antidouleur de première intention, l’aspirine s’avère être plus toxique que nous ne le pensons. La molécule engendrerait notamment une toxicité hépatique, rénale et même gastrique (concernant l’estomac). En effet, l’aspirine générerait même des saignements gastro-intestinaux. Le rapport de l’association 60 Millions de consommateurs va même jusqu’à proscrire l’usage de l’aspirine.

L’aspirine devient la molécule la moins conseillée pour soulager la douleur – Crédits photo : Pexels

Toutefois, le tableau de l’aspirine n’est pas totalement sombre compte tenu du fait que si elle n’est pas utilisée en première intention pour soulager la douleur, elle dispose d’un autre rôle fort intéressant. L’aspirine est un anti-aggrégant plaquettaire. Cela permet donc de fluidifier le sang en empêchant les plaquettes de former un caillot. L’aspirine pourrait donc sauver un patient dans sa phase critique d’un AVC (accident vasculaire cérébral).