Santé

Bientôt un préservatif « vert » ultra-fin et plus fiable conçu à base d’herbe ?

Jessica Roux Par Jessica Roux
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Bientôt un préservatif « vert » ultra-fin et plus fiable conçu à base d’herbe ?

Mise au point par des chercheurs australiens, une nouvelle matière bio révolutionnaire conçue à partir de graminée pourrait permettre de concevoir des préservatifs plus solides… et aussi fins qu’un cheveu !

Intéressés par les propriétés élastiques et adhésives de la spinifex, une herbe vivace prospérant dans les régions semi-désertiques de l’Australie et usitée depuis longtemps par les communautés aborigènes, des scientifiques de l’Université du Queensland ont finalisé un procédé permettant l’extraction de la nanocellulose, un composé fibreux contenu dans l’herbe en question. Ils ont ainsi pu étudier avec succès la possibilité de maximiser les performances du préservatif existant.

Spinifex, herbe d'Australie, préservatif

Le spinifex pousse dans les régions semi-désertiques en Australie – Crédit photo: Wikimedia – CSIRO

Alliage latex et spinifex: un prototype alliant protection et sensations accrues

Après avoir combiné cette fibre au latex, les chercheurs ont observé des caractéristiques notables, telles qu’une résistance accrue à la pression (+ 20%) et au volume (+ 40%) comparativement au latex commercial, et ce sans perte de finesse, bien au contraire, puisque ce prototype atteint 45 microns d’épaisseur (+/- égale à celle d’un cheveu humain), contre 70 à 90 microns pour les préservatifs actuellement présents sur le marché.

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Le risque de rupture serait ainsi réduit à néant, permettant de prévenir plus efficacement les maladies sexuellement transmissibles (MST) et les grossesses non désirées. Autre bonne nouvelle, le coût de ce type de préservatif s’avérerait moins élevé que celui que nous connaissons, puisque la matière première (le latex) serait utilisé en moins grande quantité.

Cette technologie n’en est toutefois qu’au stade de l’élaboration. Il reste maintenant à s’assurer de sa fiabilité au contact de lubrifiants et de fluides humains, mais son avenir est prometteur. Elle pourrait aussi profiter aux chirurgiens pour la conception de gants plus ergonomiques. De plus, si l’exploitation commerciale de la spinifex venait à voir le jour, le peuple aborigène verrait s’ouvrir face à lui un élan économique sans précédent !

Crédit photo principale : Pixabay – Kerryank

Jessica Roux

Écologie, société et futurs possibles

Jessica Roux

Jessica Roux a été chargée d'études dans un observatoire régional de la santé avant de se consacrer à l'écriture. Elle suit pour Vivre Demain la société, la santé, l'alimentation, le développement durable et le recyclage, en s'appuyant sur les études publiées et les données publiques. Elle composte ses déchets depuis quinze ans dans un petit jardin de Tours.