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Le printemps pourrait arriver presque un mois plus tôt en 2100

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printemps, 2100

Dans les prochaines décennies, le printemps arrivera avec plus de trois semaines d’avance aux Etats-Unis

Les climatologues à travers le monde s’activent pour calculer l’impact à long terme que le réchauffement climatique pourrait avoir sur notre planète, et de nouvelles découvertes soulèvent ce problème sur un point précis. Alors que l’été pourrait être de plus en plus chaud à la fin du siècle, des chercheurs américains prédisent que le printemps pourrait arriver presque un mois plus tôt à partir de l’année 2100, et il ne ressemblerait pas au printemps que l’on a l’habitude de voir chaque année au mois de mars.

L’étude a utilisé deux indicateurs bien connus de la saison pour arriver à ses conclusions: “leaf out” (lorsque les feuilles commencent leur première apparition) et “first bloom” (quand les fleurs commencent à fleurir). En analysant les données enregistrées depuis 1950, puis en les extrapolant jusqu’à 2100, les scientifiques ont prédit que le printemps finirait par arriver en moyenne 23 jours plus tôt qu’aujourd’hui, et son heure d’arrivée sera beaucoup plus imprévisible également.

Un printemps plus imprévisible

Les prévisions de l’étude montrent les possibilités de “faux printemps”, où le temps commence à se réchauffer puis redevient glacial, ce qui est un gros problème pour les fleurs et les plantes qui reposent sur les instructions de la nature pour commencer à pousser. L’équipe, de l’Université du Wisconsin à Madison, de l’United States Fish and Wildlife Service et de l’USGS (United States Geological Survey), a examiné les données sur l’ensemble de la zone continentale des États-Unis et leurs résultats laissent présager que le changement va être plus visible sur la côte ouest du pays.

Influence sur la migration des oiseaux et la pollinisation des fleurs

Un autre problème que cela pourrait engendrer est le comportement des oiseaux migrateurs et les habitudes des insectes dont les plantes dépendent de la pollinisation. Les oiseaux se fient à la longueur des journées pour initier les migrations, tandis que les plantes sont plus susceptibles de dépendre des températures. Comme l’étude le souligne, les populations d’oiseaux ont plus de chance de survivre si elles adaptent leurs migrations annuelles pour correspondre avec les saisons changeantes, mais les plantes n’auront pas ce choix.

“Les printemps arrivant trop tôt peuvent causer des décalages phénologiques [relatifs aux cycles de la vie animale et végétale] entre la disponibilité des ressources végétales et les animaux qui en dépendent, et potentiellement conduire à davantage de faux printemps, lorsque des températures glaciale survenant plus tard dans le printemps endommagent la nouvelle croissance végétale”, peut-on lire sur une partie du rapport. “Nous concluons que le changement climatique mondial peut avoir des effets complexes et variables dans l’espace sur le commencement du printemps et les faux printemps, rendant les prédictions locales du changement difficiles.”

Crédit photo principale : Pixabay – PublicDomainPictures