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Les quatre grandes tendances de consommation du no- et du sans-

Tendances alimentaires, no sans

Les habitudes alimentaires à la mode

Non, non, non et NON ! Aujourd’hui pour être tendance dans son caddie, il faut dire non ! Non à des produits, dont on n’aurait jamais pensé se séparer avant que le web nous le suggère. Alors, réelles préoccupations de santé ou phénomènes de mode ?

1. Le sans matières grasses

Non au gras ! Dans les années 2000 est apparu l’invasion dans les rayons des produits “light”, 0% de matières grasses, époque où manger un yaourt au lait entier c’était péché. Essentiellement tournée vers les produits laitiers industriels, yaourt, fromage, lait, dessert… Un nouveau segment de produits a envahit les rayons, le light, qui est rapidement devenu une norme d’achat pour la plupart des consommateurs. Quant à savoir par quoi on a remplacé le gras dans un yaourt pour qu’il reste onctueux, on ne sait pas trop.

Même si aujourd’hui elle est plus timide, cette tendance fut la pionnière d’une longue série où l’on dit NON, sans vraiment savoir à quoi on dit oui à la place.

2. Le sans gluten

Gluten, nutrition, santé

Crédit photo: Wikimedia – Ongjulian

Cheval du bataille des tendances santé/cuisine depuis quelques années, le sans gluten est sans aucun doute une bénédiction pour les personnes médicalement allergiques au gluten et les intolérants. Cependant, il est assez rare dans le domaine de l’alimentation, qu’un produit adapté à un seul type de personnes, minoritaire qui plus est, devienne un phénomène adopté mondialement par le commun des mortels. Quoique, chez combien de personnes ai-je vu du beurre “anti-cholestérol”, des gens qui, après interrogation, avaient un taux de cholestérol normal, étrange non ?

Pourquoi se priver d’aliments dont on peut parfaitement se nourrir sans effets néfastes sur notre santé ? Et bien, comme la chemise en jean, il semblerait qu’on soit face à une “tendance”, car notre frigo aussi se doit d’être à la page. Donc le sans gluten, au départ cantonné au rayon diététique du super-marché, a envahi les boulangeries, les pâtisseries, les restaurants et les spots publicitaires. Le gluten, mot absent du vocabulaire publicitaire il y encore quelques années, est devenu l’ennemi public Numéro 1.

3. Le no-sugar

Mouvement sugar detox, sugarholics, régime sans sucres, no sugar challenges sur Facebook, on parle même de militants no-sugar, une guerre est-elle déclarée ?

En cause, les produits industriels bourrés de sucres, qui nous rendent accros et nous poussent à manger toujours plus sucré. Déjà présenté comme un argument de vente, le sans sucre avait trouvé son remplaçant, le sucre de synthèse sans calories, comme l’aspartame. Mais comme il a rapidement eu mauvaise presse, les alternatives naturelles comme le stevia sont apparues dans nos rayons.

Mais aujourd’hui on va plus loin, car les principes des militants no-sugar sont plus radicaux : zéro sucres ajoutés, traquer les sucres cachés dans les listes d’ingrédients, éviter les édulcorants, ne pas abuser des sucres naturels comme le fructose des fruits, réhabiliter les matières grasses en quantité raisonnable et surtout se remettre à cuisiner.

Rien de farfelu donc, plutôt même de sages conseils, mais pourquoi en fait-on une guerre du web ? Faut-il choisir son camp ? Sucre ou pas sucre ? Santé ou plaisir ?

Que celui qui n’a pas ressenti une once de culpabilité me jette la première canette de soda !

4. Le no-shampoo

Cheveux, shampoing, lavage, fréquence, combien de fois par semaine

Crédit photo: Pixabay – Unsplash

Aussi appelé “no-poo”, qui veut dire shampoing en anglais, car ce mouvement nous vient des Etats-Unis.

On nous conseille d’arrêter de se laver les cheveux, ou pour les plus timorés, d’arrêter d’utiliser du shampoing, bourré de produits chimiques, néfastes pour l’environnement et pour le cuir chevelu. Il semblerait que l’après-shampoing suffise à nettoyer les cheveux, car doté d’une base lavante plus douce.

Si l’on se penche sur l’avis des médecins, en France aucun agent toxique ou dangereux ne serait présent dans nos shampoings. Mais ce phénomène vient des Etats-Unis et pourtant il trouve nombre d’adeptes en France, pourquoi ?

Il s’agit à la base d’un mouvement à contre-courant de la consommation de masse, mais il a en fait engendré la création de nouveaux produits en rayon comme le low-shampoo, un shampoing plus doux, à la texture crème, qui répond donc aux objections des adeptes du no-poo.

Une tendance reprise à leur avantage par les marques de cosmétiques pour en faire un argument de vente sur un produit dont personne ne pensait avoir besoin jusqu’alors.

Toutes ces tendances se propagent grâce au web, aux réseaux sociaux, souvent portées par des ambassadrices, actrices ou mannequins sur leur compte Instagram. Difficile de savoir si l’on doit réellement se remettre en question et suivre ces mouvements ou pas. Alors, dire NON, est-ce bon pour la santé ou pour l’image ?

Crédit photo principale : Flickr – Alex

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