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Inde : 600 millions de personnes menacées par une crise de l’eau

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Crédit photo : Julian Yu - Unsplash

En Inde, les nappes phréatiques s’assèchent de manière inquiétante. Ce sont 600 millions de personnes qui sont aujourd’hui menacées de subir une crise de l’eau sans précédent.

Les réserves d’eaux s’épuisent en Inde

Les océans constituent 97,25 % de l’eau de la planète. Les glaciers en représentent 2 %. L’humanité dépend donc de 0,75 % d’eau potable pour vivre. Et cette si maigre réserve continue d’être gaspillée. L’Inde comprend aujourd’hui environ 1,3 milliard d’habitants. Près de la moitié d’entre eux seront concernés par une crise de l’eau. Dans plus d’une vingtaine de villes du pays, les nappes phréatiques seront à sec d’ici deux ans.

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Les nappes phréatiques seront sèches dans deux ans – Crédit photo : Aminul Islam Bubul – Unsplash

Ainsi, des centaines de millions de personnes ne pourront plus s’approvisionner dans les puits. Au cœur du Pendjab, les agriculteurs déplorent l’état des nappes phréatiques. Certaines ont diminué de près de 30 mètres en l’espace d’une génération. L’agriculture industrielle épuise les réserves d’eau qui se constituent en plusieurs milliers d’années.

Des solutions qui ne sont que temporaires

L’Inde comprend d’ores et déjà 5 000 barrages. Les seules solutions avancées par le gouvernement seraient d’en construire de nouveaux et de dévier les cours d’eau en direction des régions asséchées. En parallèle, le réchauffement climatique affecterait le rythme des précipitations, notamment durant la mousson. Pourtant, ce phénomène climatique est indispensable pour les populations locales. Chaque année, les besoins en eau augmentent en même temps que le nombre de citoyens (16 millions d’Indiens supplémentaires chaque année).

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600 millions d’Indiens menacés par une crise de l’eau – Crédit photo : Linus Nylund – Unsplash

Les habitants du désert utilisent une ancienne technique de récupération des eaux de pluie. Ils observent le désert et recherchent de petites dépressions qui portent le nom de « aagor ». Ces dernières sont à peine perceptibles, mais permettent d’acheminer de l’eau de pluie en direction de petites mares éphémères nommées les « khadeen ». Cela fait des centaines, voire des milliers d’années que les habitants du désert indien cultivent des plantes comme le millet sans irrigation.