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Les éoliennes flottantes continuent de faire polémique en France

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Parc éolien de Saint-Mandé-sur-Brédoire en Charente-Maritime. Crédits photo : Jon Lanthanberg, 19 octobre 2014, Wikimedia Commons

Actuellement, les éoliennes flottantes sont en France au point mort. Les projets de parcs en mer sont difficiles à mener, à cause des résistances qu’ils suscitent auprès des populations. C’est notamment le cas en Loire-Atlantique et dans la Manche, où General Electric aura beaucoup à faire pour installer ses équipements. L’opposition est également assez courante pour les éoliennes terrestres, comme on l’a récemment vu dans les Vosges.

L’inauguration d’une éolienne flottante à Saint-Nazaire

En ce début d’année, la ville de Saint-Nazaire en Loire-Atlantique a été le théâtre de l’inauguration d’un prototype d’éolienne flottante de la société General Electric. Ce modèle pèse 5 000 tonnes (rien que ça !) pour soixante mètres de haut. C’est un véritable colosse qui ferait pâlir les célèbres moulins à vent de Don Quichotte… Il faut voir dans ces dimensions gigantesques l’un des motifs de résistance des populations, car de tels engins se remarquent dans un paysage – c’est le moins qu’on puisse dire. Les réactions sont donc nombreuses et parfois virulentes :

Il faut savoir que l’idée de parcs éoliens en mer, à 200 mètres environ des côtes, a été émise dès 2012. À cette époque, six milliards d’euros avaient été investis dans ces projets. Aujourd’hui, près de six années plus tard, le tout est encore au point mort. En effet, la question des installations au large continue de faire débat. Pourtant, officiellement, le gouvernement français est toujours favorable à ces perspectives, souhaitant même faciliter les procédures d’installation. La première concrétisation devrait être, en 2020, celle de 62 appareils dans les Côtes-d’Armor, dans la baie de Saint-Brieuc.

Le pour et le contre

C’est justement dans cette baie bretonne qu’un certain nombre d’habitants s’opposent au parc éolien projeté à quelque 200 mètres du littoral. Ils craignent notamment la visibilité de l’ensemble depuis les plages, ce qui couperait l’horizon et toute perspective. De quoi faire baisser les prix de l’immobilier vue sur mer ? Peut-être !

L’opposition vient aussi des pêcheurs et des éleveurs marins. Via leur comité départemental des Côtes-d’Armor, ils exigent des études supplémentaires. Ils mettent en cause le bruit des turbines et les vibrations induites, toutes choses qui pourraient bouleverser l’écosystème sous-marin. Des associations loi de 1901 ont été créées pour lutter contre le projet et diverses manifestations ont déjà eu lieu.

Au large de Cherbourg et de Saint-Nazaire, General Electric annonce l’installation de deux parcs éoliens maritimes. Le groupe annonce la création de 2 500 emplois environ à la clef, sans dire s’ils seront temporaires ou permanents. L’emploi peut-il justifier tous les projets ? Ce n’est pas l’avis de la plupart des habitants qui voient d’un mauvais œil une source d’énergie dite « verte » qui transforme et anthropise les paysages et autres points de vue. Une vidéo de France Info atteste de ces crispations :

Une affaire éminemment compliquée qu’il faudra suivre dans les mois et années à venir !

Source :

France Info

  • Bob8pool

    Cet article est truffé d’erreurs :
    Le prototype d’éolienne flottante n’est pas de la société GE mais d’une PME française IDEOL
    Confusion totale entre les éoliennes en mer POSEES (technologie éprouvée avec plusieurs milliers de machines installées en Europe dont aucune en France malgré des projets tel que celui en baie de Saint Brieuc) et FLOTTANTES (en voie de commercialisation et où la France est très bien positionnée)
    Aucun des 6 parcs d’éolienne en mer posées se trouve à 200m du littoral mais entre 12 et 20km environs!!!
    Des études d’impacts environnementales précises ont été faites pour les 4 premiers parcs, ainsi qu’une procédure de consultation, de concertation et de débat public. Cela a aboutit a des compromis (redimensionner et repositionner les éoliennes du parc par exemple) entre les différentes parties (promoteur/développeur, pêcheurs et autres usagers de la mer, riverains, écologistes, etc…)
    Ce travail est en cours pour les 2 autres parcs (Yeu Noirmoutier et Trepport)
    De la même manière, des estimations beaucoup plus précises que ce que stipule l’article existent concernant les emplois (ETP pour les différents cycle de vie)
    En bref, de telles imprécisions et grotesques erreurs décrédibilisent complétement ce billet de fait!