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Un colosse de technologie : les États-Unis transfèrent à la France cet aimant supraconducteur géant pour le projet ITER, un espoir pour la fusion nucléaire

Bastien Rouquette Par Bastien Rouquette
4 min de lecture
Un colosse de technologie : les États-Unis transfèrent à la France cet aimant supraconducteur géant pour le projet ITER, un espoir pour la fusion nucléaire
Illustration de l'aimant supraconducteur de 18 mètres pour le projet ITER. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • L’aimant supraconducteur de 18 mètres, pièce maîtresse d’ITER, est essentiel pour maintenir le plasma dans le réacteur.
  • Le projet ITER mobilise 35 pays pour démontrer la faisabilité de la fusion nucléaire à grande échelle.
  • Huit entreprises américaines ont collaboré pour surmonter les défis technologiques de la fabrication de l’aimant.
  • Avec l’installation de quatre modules sur six, ITER se rapproche de son objectif : une source d’énergie durable et propre.

Le projet ITER, symbole de l’ambition humaine de maîtriser la fusion nucléaire, continue de progresser avec l’arrivée récente d’un composant crucial : un aimant supraconducteur de 18 mètres de haut. Cet élément, aussi impressionnant par sa taille que par sa technologie, est essentiel pour le fonctionnement du réacteur. L’apport de cet aimant marque une étape décisive dans le développement du réacteur expérimental ITER, situé en France. Ce projet international rassemble de nombreux pays et vise à prouver la faisabilité de l’énergie de fusion, une source potentiellement inépuisable et propre. Découvrons comment cet aimant contribue à cette vision ambitieuse et les défis surmontés pour sa réalisation.

Un élément clé : l’aimant supraconducteur de 18 mètres

L’aimant supraconducteur livré par les États-Unis est une pièce fondamentale du projet ITER. Surnommé « exosquelette » ou « cage », cet aimant est destiné à entourer le solénoïde central du réacteur. Sa fonction est de maintenir le solénoïde en place face aux forces extrêmes générées par la fusion nucléaire. Composé de six modules magnétiques pesant chacun 121 tonnes, cet aimant est responsable de l’initiation et du maintien du plasma à l’intérieur du réacteur. Pour assurer son rôle, il doit être soutenu par une structure extrêmement robuste. David Vandergriff, ingénieur principal, souligne l’importance de cette structure de soutien, sans laquelle le solénoïde ne pourrait fonctionner correctement. La livraison de cet aimant marque une avancée majeure vers la mise en service d’ITER, prévue pour 2040.

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La collaboration internationale au cœur du projet ITER

ITER est un projet véritablement international, réunissant 35 pays, dont les États-Unis, la Chine, l’Union européenne, la Russie et la Corée du Sud. L’objectif est de démontrer la faisabilité de la fusion nucléaire à grande échelle, avec une production visée de 500 MW pour 50 MW injectés. Le budget initial de 5 milliards d’euros a considérablement augmenté, atteignant aujourd’hui 22 milliards d’euros. Le financement est principalement assuré par l’Union européenne, avec une contribution de 45,6 %. Chaque autre membre finance à hauteur de 9,1 %. Cette coopération internationale est essentielle pour surmonter les défis technologiques et financiers liés à un projet de cette envergure. Les retards et dépassements de coûts n’ont pas entamé la détermination des équipes impliquées.

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Les défis techniques de la construction de l’aimant

La fabrication de l’aimant supraconducteur a impliqué huit entreprises américaines, chacune apportant son expertise spécifique. Parmi elles, Superbolt, située en Pennsylvanie, a développé une technologie essentielle pour fixer l’ensemble face aux contraintes extrêmes. La conception des 27 connecteurs verticaux, ou plaques de liaison, constituait un défi majeur. Ces plaques, formant l’ossature de la cage, relient les blocs de fondation inférieurs aux blocs supérieurs. Leur fabrication nécessitait une précision extrême, avec des barres de 15 mètres de long devant être parfaitement droites. L’ingénieur Freudenberg explique que la collaboration avec des forges spécialisées a été cruciale pour surmonter ces défis. Cette étape illustre la complexité et la précision requises pour chaque composant d’ITER.

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Un pas vers l’avenir de l’énergie de fusion

L’arrivée de cet aimant supraconducteur marque une nouvelle étape vers l’accomplissement du projet ITER. Actuellement, quatre des six modules du solénoïde central sont déjà installés sur le site de Saint-Paul-lez-Durance, en France. Les deux derniers modules devraient être montés d’ici la fin de l’année, concrétisant une décennie de travail intense. ITER reste un projet phare de la recherche sur l’énergie de fusion, malgré les obstacles rencontrés. Avec l’achèvement de cette phase, l’équipe internationale se rapproche de l’objectif ultime : prouver que la fusion nucléaire peut être une source d’énergie viable et durable. Quels seront les prochains défis à relever pour faire de l’énergie de fusion une réalité quotidienne ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Bastien Rouquette

Écologie, société et futurs possibles

Bastien Rouquette

Bastien Rouquette est ingénieur en génie énergétique et a travaillé dans un bureau d'études spécialisé dans les bâtiments basse consommation. Il écrit pour VivreDemain.fr sur les énergies renouvelables, les transports, les économies d'énergie et l'architecture durable. Il se rend au travail en train et à vélo pliant.