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« Ce robot voit mieux qu’un humain » : Atlas reçoit une mise à niveau 3D stupéfiante signée Boston Dynamics

Bastien Rouquette Par Bastien Rouquette
4 min de lecture
« Ce robot voit mieux qu’un humain » : Atlas reçoit une mise à niveau 3D stupéfiante signée Boston Dynamics
Illustration de l'Atlas robotisé de Boston Dynamics avec son nouveau système de perception avancé. Image réalisée par IA.

En bref

  • Atlas, le robot humanoïde de Boston Dynamics, est désormais équipé d’un système de perception avancé et autonome.
  • La combinaison de la détection en 2D et de la localisation en 3D permet à Atlas de manipuler des objets dans des environnements complexes.
  • Le système SuperTracker fusionne des données visuelles et cinématiques pour assurer un suivi d’objets précis et fiable.
  • Boston Dynamics aspire à intégrer vision et action dans un processus unifié pour des performances optimales.

Boston Dynamics a récemment fait sensation en dévoilant une avancée majeure dans le domaine de la robotique. Le robot humanoïde Atlas, déjà réputé pour son agilité, bénéficie désormais d’un système de perception révolutionnaire. Grâce à cette mise à jour, Atlas est capable de comprendre son environnement avec une précision inégalée, lui permettant d’effectuer des tâches complexes dans des environnements industriels de manière autonome. Cette amélioration souligne l’importance cruciale de la perception dans l’autonomie des robots, car elle permet à Atlas d’interagir avec des objets variés, qu’ils soient brillants, sombres ou encombrés. Boston Dynamics a conçu le système de vision d’Atlas pour relever ces défis en combinant une perception en 2D et 3D avec un suivi précis de la pose des objets.

2D detection pose les bases

Atlas commence par analyser son environnement à l’aide d’un système de détection d’objets en 2D. Ce système identifie les objets pertinents et les dangers potentiels, en attribuant des boîtes englobantes et des points clés à chaque élément. Dans les environnements industriels, Atlas interagit souvent avec des structures de stockage de formes et de tailles variées. Ces structures sont analysées à l’aide de points clés extérieurs et intérieurs. Les points extérieurs définissent la forme générale de l’objet, tandis que les points intérieurs identifient les emplacements internes. Cette capacité à localiser avec précision les emplacements individuels est essentielle pour le fonctionnement efficace d’Atlas. Les modèles de perception doivent fonctionner en temps réel, équilibrant performance et vitesse pour suivre les mouvements d’Atlas.

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La localisation 3D gère l’occlusion et le désordre

Pour manipuler des pièces à l’intérieur d’une structure, Atlas estime sa position par rapport à l’objet. Un module de localisation dédié aligne les points clés observés avec un modèle stocké, intégrant également les données de mouvement pour maintenir la précision au fil du temps. Ce processus résout des problèmes courants tels que les points clés occultés ou les angles trompeurs. La combinaison des points clés intérieurs et extérieurs produit une estimation plus fiable de la pose de la structure et de tous ses emplacements. Même lorsque les structures semblent identiques, Atlas utilise sa mémoire spatiale et le contexte pour les distinguer.

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Le suivi d’objets garde Atlas sur la bonne voie

Une fois qu’Atlas saisit une pièce, il doit la suivre dans l’espace. Le système SuperTracker du robot fusionne des données cinématiques, visuelles et de force, permettant à Atlas de savoir si l’objet glisse ou sort de son champ de vision. L’estimation de la pose utilise des données d’entraînement synthétiques et fait correspondre les images réelles à des rendus de CAO. Le système filtre les prédictions de pose en utilisant des vérifications d’auto-cohérence et des contraintes cinématiques. Ces filtres assurent l’alignement entre ce qu’Atlas voit et ce que son corps ressent, affinant la position de la pièce avec une précision millimétrique.

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La coordination calibrée unit le tout

Pour exécuter des mouvements fins, Atlas dépend d’une calibration extrêmement précise. Son modèle interne de ses membres doit s’aligner presque parfaitement avec son flux vidéo. Cet alignement doit être quasi parfait, avec ses bras, jambes et torse s’alignant exactement là où le robot croit qu’ils se trouvent. La calibration de la caméra et du mouvement compense l’usure, les variations de température et les écarts de fabrication. Ces ajustements garantissent qu’Atlas non seulement voit clairement son environnement mais peut aussi agir de manière fiable. Boston Dynamics affirme que ce n’est que le début, et que la prochaine étape est de construire un modèle de base unifié où voir et agir ne sont pas des tâches séparées mais font partie du même processus.

Alors que Boston Dynamics continue de repousser les limites de l’innovation robotique, la question demeure : jusqu’où ces avancées technologiques transformeront-elles notre manière d’interagir avec les machines intelligentes dans notre quotidien ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Bastien Rouquette

Écologie, société et futurs possibles

Bastien Rouquette

Bastien Rouquette est ingénieur en génie énergétique et a travaillé dans un bureau d'études spécialisé dans les bâtiments basse consommation. Il écrit pour VivreDemain.fr sur les énergies renouvelables, les transports, les économies d'énergie et l'architecture durable. Il se rend au travail en train et à vélo pliant.